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L’Industrielle Alliance met la crise du crédit derrière elle

par Vicky Poitras | 29 juin 2008 16h17

Le bénéfice de plusieurs assureurs a été affecté au premier trimestre de 2008 en raison de la volatilité des marchés et la crise du papier commercial. Or, l’Industrielle Alliance a décidé de juguler l’effet néfaste de la dévaluation des actifs sous gestion en papier commercial adossé à des actifs non bancaires (PCAA) en encaissant le choc en 2007.« Nous avons pris une provision de 15 % dès le troisième trimestre de 2007 pour tenir compte de la dévaluation, ce que nous estimons suffisant à la lumière des documents reçus du comité Crawford », a expliqué Jacques Carrières, vice-président, relations avec les investisseurs à l’Industrielle Alliance. Présidé par Purdy Crawford, ce comité a fait valider par la cour une proposition pour reconvertir le PCAA non bancaire en titres plus liquides.

Au premier trimestre 2008, l’Industrielle Alliance a réalisé un bénéfice net de 62 M$, soit une croissance de 6,6% par rapport au premier trimestre de 2007.

L’assureur a par ailleurs connu un repli de 16 % de ses primes et dépôts durant la même période de comparaison, lesquels se sont établies à 1 418 milliards$ (G$). « Les primes et les dépôts ont baissé en raison de la faiblesse des marchés boursiers. Bien des investisseurs attendent que la tempête passe avant de réinvestir dans les fonds distincts et les fonds communs », fait observer M. Carrière.

Pour sa part, le rendement sur l’avoir des actionnaires est passé de 15,2 % à 14,4% entre les deux trimestres. Cela n’inquiète pas outre mesure M. Carrière qui rappelle la fourchette cible de la compagnie en matière de rendement : entre 13 et 15 %.

Succès hors-Québec

L’assureur a connu une hausse de son bénéfice net aux actionnaires ordinaires de 9 % en 2007 par rapport à 2006. Il s’est établi à 242,2 M$. C’est un nouveau record pour l’assureur. Il aurait pu être plus élevé encore, sans la dévaluation de 15% de ses 104,1M$ d’actif sous gestion en PCAA.

« Cette dévaluation, dont le tiers a été absorbé par les provisions mathématiques, a entraîné une diminution de 7,3 M$ du bénéfice net aux actionnaires ordinaires en 2007, soit 0,09 $ par action ordinaire », explique le président et chef de la direction, Yvon Charest, dans le rapport annuel.

L’Industrielle Alliance a aussi connu en 2007 une hausse des primes et dépôts de 17 % par rapport à 2006. Ceux-ci ont atteint 5,8 G$ l’an dernier. C’est pour l’Industrielle Alliance une sixième année consécutive où les primes et dépôts sont en hausse de plus de 10 %.

La compagnie a aussi atteint son objectif de 2007 de voir tous ses secteurs d’affaires produire plus de revenus hors Québec qu’au Québec. En 2007, 56,9 % des primes et dépôts ont été perçus à l’extérieur du Québec, indique le rapport annuel.

L’assurance individuelle produisait déjà plus de revenus à l’extérieur du Québec, rappelle pour sa part M. Carrière. « Nous avons des réseaux bien établis hors Québec dans ce secteur. Or, les ventes des secteurs de l’assurance et des rentes collectives, ainsi que de la gestion de patrimoine individuelle, sont pour la première fois plus élevées hors Québec. L’ouverture de nouveaux bureaux en collectif et la récente acquisition de Clarington expliquent ce succès », constate M. Carrière.

La croissance de nos affaires a été très forte, ajoute-t-il, soit 26 % en gestion de patrimoine individuelle en 2007 par rapport à 2006. Le rendement sur l’avoir des actionnaires de l’Industrielle Alliance a pour sa part atteint 15,2% en 2007. Comparativement à 15,7% en 2006.

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