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Plan de protection du Canada fait appel à Amazon

par Aurélia Morvan | 13 juin 2019 09h30

Michael Aziz

Plan de protection du Canada (PPC) vient de lancer des solutions technologiques dont le rôle est d’aider les conseillers en sécurité financière à vendre ses polices d’assurance.

L’agent général, spécialisé dans l’assurance vie sans exigence médicale et à émission simplifiée, mise notamment sur l’intelligence artificielle.

Clients guidés par Émilie et Alexa d’Amazon

En partenariat avec la société Thinktum, PPC a développé Émilie, un agent conversationnel électronique. Ce chatbot peut être sollicité depuis le site web de PPC. Émilie pose des questions et le conseiller ou son client y répond. En fonction du profil de la personne à assurer, le robot peut déterminer la meilleure couverture pour elle et évaluer le montant de la prime.

PPC permet également aux conseillers et à ses clients de discuter avec Alexa, l’assistant vocal d’Amazon. Le principe est le même qu’avec Émilie, sauf qu’au lieu de clavarder, la personne interagit à voix haute avec l’application.

Les deux agents virtuels sont là « pour soutenir le conseiller durant le processus de venteִ », dit Michael Aziz, vice-président sénior et directeur de la distribution chez PPC. Si c’est un client qui utilise Émilie ou avec Alexa, il devra passer par son conseiller s’il souhaite déclencher une transaction à l’issue de la conversation.

Vendre via un assistant numérique  

La seconde solution numérique mise en service par Canada Protection Plan est le Programme d’assistance aux conseillers (PAC). Cet outil offre la possibilité à un conseiller de faire une vente sans avoir à rencontrer le client en rendez-vous. Contrairement au robot conversationnel, le PAC « permet au client de compléter une proposition de couverture », pointe M. Aziz.

Concrètement, le processus débute lorsque le conseiller envoie un lien numérique à son client. Après avoir cliqué dessus, le client est invité à répondre à trois questions permettant à la machine de déterminer le produit adéquat pour lui. De là, le client complète lui-même la proposition faite par l’outil. Il peut interroger Émilie ou Alexa s’il a des questions durant ce processus.

Une fois complétée, la proposition est ensuite envoyée par courriel au représentant afin que celui-ci remplisse sa partie, finalisant ainsi la vente. « On implique toujours le conseiller », insiste Michael Aziz.

Lancement repoussé au Québec

Dans le cadre d’une vente effectuée via le PAC, l’étape de l’analyse des besoins financiers du client se fait en ligne, mais seulement si le client le souhaite.

« L’outil permet au client de contourner cette étape. On va l’encourager à faire cette analyse, mais s’il indique être sûr de ne pas vouloir la faire, il arrivera directement à la proposition », explique M. Aziz.

Au Québec, le Règlement sur les modes alternatifs de distribution de l’Autorité des marchés financiers, qui encadrera la vente de produits d’assurance par Internet et la distribution sans représentant à compter du 13 juin prochain, prévoit l’obligation d’analyser les besoins financiers du client avant de conclure une vente en ligne.

À la suite de la publication du règlement, le 15 mai dernier, PPC a donc dû entreprendre « des changements » pour mettre aux normes son Programme d’assistance aux conseillers. De ce fait, l’outil ne sera lancé au Québec qu’en juillet prochain, indique M. Aziz. Il est disponible dans les autres provinces du Canada depuis le 29 mai.

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