Deux nouveaux franchisés se sont joints au réseau de restaurateurs après-sinistre Steamatic Canada, a annoncé l’entreprise au cours des dernières semaines. L’un en Alberta et l’autre en Saskatchewan.
Steamatic, qui visait une percée dans le marché de l’Ouest canadien en 2021, a devancé ses projets d’expansion en raison du « fit parfait » entre les nouveaux propriétaires franchisés et le restaurateur. « Une occasion qui ne pouvait se refuser », explique Nancy Raymond, présidente de Steamatic Canada en entrevue au Portail de l’assurance.
Au cours des derniers mois, Steamatic a aussi ouvert une franchise à Fredericton au Nouveau-Brunswick et quelques-unes en Ontario. La bannière a aussi revu certaines associations avec des propriétaires franchisés dont le contrat était échu ou que la vision ne collait plus avec celle du restaurateur, révèle Mme Raymond.
Un modèle qui fonctionne
Mise à part Terre-Neuve-Labrador et le Nunavut, la bannière Steamatic est présente dans toutes les provinces et territoires au Canada, et ce, avec le même modèle d’affaires, qui s’inspire du modèle développé au Québec. « À quelques virgules près, notamment en raison des règlementations qui peuvent changer d’une province à l’autre, le même modèle est appliqué à l’échelle nationale. Ce sont même les franchisés des autres provinces qui nous demandent de reproduire ce modèle, confie Mme Raymond.Les assureurs aussi sont satisfaits de notre rendement et souhaitent par le fait même nous accompagner dans notre croissance à l’extérieur du Québec. »
Retour sur la crise de la COVID-19
Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour les restaurateurs après-sinistres, dont le statut de service essentiel et la signification du mode urgence ont différé, selon chaque restaurateur. La présidente de Steamatic avait demandé la collaboration des assurers à cet égard au début de la pandémie.
Pour contrer les ambiguïtés et préserver les bonnes relations avec les assureurs, les propriétaires franchisés, les employés et les clients, Steamatic a misé davantage sur ses communications. « Dans notre cas, ça a été la clé de notre succès. Nous avons appris à être plus clair dans nos communications et nous anons renforcé l’éducation auprès de nos clients et employés afin qu’ils soient moins stressés. », dit Mme Raymond.
« C’est de la gestion de crise qu’on a dû faire. C’était de l’inconnu pour tout le monde et c’était hyper insécurisant pour nos chefs d’entreprise et pour les employés. Nous avons perdu du volume lorsqu’on a dû fermer la branche reconstruction vu les mesures prises par le gouvernement pour réduire les risques de contamination de la COVID-19. d’autant plus, qu’il nous a fallu un petit moment avant d’être reconnu comme un service essentiel, du moins pour traiter les urgences », explique Mme Raymond.
D’un autre côté, l’arrêt temporaire des chantiers et la permission octroyée aux services essentiels de poursuivre leurs activités ont permis à Steamatic de susciter l’intérêt des entrepreneurs généraux pour le volet reconstruction après sinistres.
« On a vu un intérêt grandissant des entrepreneurs généraux qui cherchaient à garantir un volume dans leur entreprise en faisant un peu de reconstruction », dit Nancy Raymond à ce propos.