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Télétravail : les assureurs en habitation tireront profit de la situation

par Hubert Roy | 21 mai 2020 10h00

Photo: Freepik

Comme mesure d’allégement face à la pandémie de la COVID-19, les assureurs de dommages n’ont pas augmenté la tarification de leurs clients qui sont passés en mode télétravail.

Il n’en sera pas de même lorsque celle-ci sera terminée, croit la firme d’analyse de données GlobalData. Ses analystes vont même jusqu’à dire que les assureurs présents dans le segment de l’habitation tireront profit de la situation, puisque leurs primes augmenteront.

GlobalData dit tenir pour acquis que de nombreux travailleurs, ainsi que leurs employeurs, verront les bénéfices du télétravail. Sa pratique deviendra donc permanente, prévoit ses analystes. D’un côté, les employés peuvent améliorer leur équilibre travail/famille. De l’autre, les entreprises peuvent réduire leurs couts liés à héberger leurs employés dans leurs locaux.

Le tout se fera toutefois au détriment des assureurs des entreprises. Le télétravail déplacera le risque des entreprises vers leurs employés, indique GlobalData.

Le cas britannique

Pour illustrer son propos, GlobalData a traité la question à partir de ce qu’on fait les assureurs des particuliers au Royaume-Uni. Comme au Canada, plusieurs d’entre eux ont décidé de ne pas facturer de montant supplémentaire à leurs clients confinés à la maison et travaillant à distance.

GlobalData a ainsi dressé une liste d’assureurs qui pourront bien négocier ce virage. En premier lieu : Lloyd’s. Il faut toutefois comprendre que le syndicat de souscription est le deuxième joueur en importance du marché de l’assurance habitation au Royaume-Uni. Selon GlobalData, Lloyd’s sera avantagé par ce transfert du marché plus risqué des entreprises vers celui des particuliers.

Aviva, AXA, Zurich et RSA sont des joueurs qui ont des assises solides dans les deux segments de marchés, affirme GlobalData. Eux aussi pourront capitaliser sur le transfert de primes à venir, estiment les analystes de GlobalData. À l’inverse, le géant allemand Allianz a une plus forte prédominance du côté de l’assurance des entreprises, ce qui le met plus à risque, indiquent les analystes de GlobalData.

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