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L’indice actuariel climatique « poursuit sa longue montée »

par Aurélia Morvan | 09 juin 2020 12h30

La moyenne mobile sur cinq ans de l’indice actuariel climatique (IAC), mesure de surveillance des tendances climatiques actualisée tous les trois mois, a atteint 1,16 pour le Canada et les États-Unis, selon les plus récentes données divulguées, incluant celles de l’automne 2019. Il s’agit du plus haut niveau jamais atteint. Cela démontre que les extrêmes climatiques et la montée du niveau de la mer s’accentuent.

L’indice actuariel climatique du seul automne 2019 a été établi à 1,18 pour le Canada et les États-Unis.

Pour affiner la moyenne mobile sur cinq ans de l’indice actuariel climatique, les actuaires ont utilisé l’indice de l’automne 2019, mais pas seulement.

Ils ont également utilisé « des valeurs annuelles actualisées concernant les composantes de la sécheresse et du niveau de la mer », apprend-on dans un communiqué daté du 27 mai. « Cette mise à jour tient compte, pour la première fois, des valeurs de 2019 relatives à la sécheresse et au niveau de la mer », précise Doug Collins, président du groupe de travail sur l’indice climatique.

Par ailleurs, les actuaires canadiens et américains chargés de l’indice ont fait « des révisions aux données initiales » récoltées lors de saisons précédentes. La prise en compte de ces données révisées a entrainé « une légère baisse des valeurs indicielles pour ces périodes récentes. Cependant, la moyenne mobile de l’indice actuariel climatique poursuit sa longue montée à la hausse, s’établissant à 1,16 à compter de l’automne 2019 », indique le groupe de travail sur l’indice climatique.

Six variables combinées

L’IAC combine les données saisonnières trimestrielles recueillies depuis 1961 pour six variables « qui ont le plus d’effet sur les gens et l’économie » : les hautes et les basses températures, les pluies abondantes, la durée des sècheresses, les vents forts, et le niveau de la mer.

L’IAC a été conçu pour « présenter aux actuaires, aux décideurs et au grand public des données objectives concernant les variations de la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes au cours des récentes décennies ».

Il a été lancé en 2016 par quatre organismes représentant la profession actuarielle au Canada et aux États-Unis : l’Institut canadien des actuaires, l’American Academy of Actuaries, la Casualty Actuarial Society et la Society of Actuaries.

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