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Le régime public d’assurance médicaments élargit l’accès aux anticancers

par Alain Thériault | 08 octobre 2019 11h31

Le Régime général d’assurance médicaments du Québec (RGAM) couvre désormais un médicament qui traite le cancer du sein métastatique, indique un bulletin du Regroupement de soins de santé personnalisés au Québec (RSSPQ).

L’ajout du KISQALI à la liste des médicaments couverts par le RGAM élargit l’accès aux traitements anti cancers, considérés parmi les plus couteux pour les régimes d’assurance médicaments, tant publics que privés. Il a automatiquement un impact sur les régimes privés, puisque la loi les oblige à couvrir au moins les médicaments qui figurent à la liste du régime public.

Produit par Novartis Pharma Canada, le médicament vise la population des femmes en phase de ménopause. La pharmaceutique le décrit comme un traitement de première intention du cancer du sein avancé ou métastatique, qui exprime des récepteurs hormonaux (RH+), mais pas le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2 -).

Jalon prometteur

Les femmes atteintes de ce cancer du sein de stade IV voient leur condition se propager au-delà du sein, à d’autres régions du corps : poumons, foie, os, cerveau, entre autres. Les métastases peuvent survenir avant ou après le traitement, ou à la suite d’une récidive du cancer du sein, précise le bulletin du RRSPQ.

« Le remboursement public de KISQALI pour le cancer du sein métastatique au Québec représente un jalon prometteur pour les femmes atteintes de cancer du sein métastatique », a déclaré Nathaniel Bouganim, oncologue médical du Centre universitaire de santé McGill. « À présent, les patientes auront accès à plus d’options pouvant contribuer à ralentir l’évolution de la maladie », dit le médecin.

Aucun remède

Malgré les récentes avancées, Novartis déplore qu’il n’existe toujours aucun remède au cancer du sein métastatique. « Bien que les taux de survie globaux à cinq ans associés au cancer du sein chez la femme soient relativement élevés, soit de 87 %, les femmes atteintes d’un cancer du sein avancé ont quant à elles un taux de survie à 5 ans de 22 % », précise la pharmaceutique.

KISQALI fait partie de la famille des inhibiteurs de protéines kinase, qui agissent en freinant la division et la croissance des cellules cancéreuses. Il a reçu l’approbation de Santé Canada le 2 mars 2018, pour son utilisation en association avec le létrozole, dans le cadre du traitement endocrinien de première intention du cancer du sein localement avancé.

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