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Acquisitions : Intact donnera la priorité au Canada

par Hubert Roy | 18 avril 2016 07h00

Charles Brindamour

Intact Corporation financière continue de prioriser le Canada pour réaliser des acquisitions. Son chef de la direction Charles Brindamour se dit toutefois conscient que la consolidation n’a pas de frontières.

M. Brindamour a fait cette déclaration lors d’un appel avec des analystes financiers suivant la divulgation des résultats du quatrième trimestre de 2015. Il a ajouté que le paysage des fusions et acquisitions se développe comme Intact s’y attend, tant au Canada qu’à l’international.

« Nous croyons toujours que 15 % du marché changera de main au Canada à moyen terme. La consolidation qui peut survenir ailleurs peut avoir des impacts sur le Canada. Nous demeurons patients et disciplinés dans cet environnement, tout en voulant pleinement continuer d’être un leadeur dans la consolidation », dit-il.

Quant à l’incertitude macro-économique qui sévit actuellement, M. Brindamour ne voit pas cela comme un frein aux fusions et acquisitions. Bien au contraire, dit-il!

« Ce type d’environnement est positif pour les fusions et acquisitions. Cela peut accélérer la réflexion des gens à reconsidérer comment ils utilisent leurs capitaux. Je ne sais pas jusqu’à quel point ça peut être significatif, mais ce n’est certainement pas négatif. Notre historique sur ce front démontre que nous avons capitalisé dans des périodes de volatilité, comme celle dans laquelle nous sommes en ce moment », dit-il.

Invité à commenter la transaction survenue entre Aviva Canada et RBC, M. Brindamour a souligné que celle-ci prouvait qu’il y a de la consolidation dans l’industrie. « Ça démontre aussi que l’assurance de dommages est très différente du domaine bancaire. Notre acquisition de CDI en était aussi une preuve. Le canevas qui s’opère est très compatible avec la vision que nous avions il y a quelques années. Elle se réalise », dit-il.

Quant à la dévaluation du dollar canadien, elle ne fait pas reculer Intact pour réaliser une transaction hors du Canada. « Ça met de la pression sur le modèle, mais pas de là à reconsidérer notre stratégie », a précisé M. Brindamour.

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