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Conduire avec les facultés affaiblies coûte au minimum 6 000 dollars

par Mathieu Carbasse | 25 novembre 2016 09h45

Alors que s’amorce la 33e campagne de l’Opération Nez rouge, CAA-Québec, qui soutient l’initiative depuis plus de 20 ans, tient à rappeler les conséquences financières associées à l’alcool au volant.

Selon l’organisme, une première condamnation pour conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool entraîne le paiement de frais minimalement estimés à 6 000 dollars. Une amende à laquelle s’ajoute, et de façon plus dramatique encore, les conséquences possibles sur les vies humaines.

15 000 personnes chaque année

Chaque année, au Québec seulement, ce sont environ 15 000 personnes qui voient leur permis de conduire être suspendu pour avoir conduit avec les facultés affaiblies par l’alcool. Il s’agit d’ailleurs de l’une des plus importantes causes de décès sur les routes de la province, sans compter les blessés graves et légers.

« En plus de mettre des vies en danger, ce comportement a des répercussions dramatiques sur la vie professionnelle, sociale et personnelle. Et les impacts financiers donnent clairement à réfléchir », insiste Sophie Gagnon, vice-présidente, communications et affaires publiques chez CAA-Québec.

Amende minimale de 1 000 dollars

Dès la constatation de l’infraction, une amende minimale de 1 000 dollars doit être payée. S’ajoutent par la suite les frais d’avocat, le coût de l’évaluation sommaire obligatoire des comportements relatifs à l’alcool , les frais pour l’obtention d’un nouveau permis et le paiement d’une assurance supplémentaire à la Société de l’assurance automobile du Québec, en plus du coût d'une session au programme Alcofrein, une mesure éducative imposée.

« Une condamnation pour conduite avec les facultés affaiblies vous suivra par ailleurs jusque chez votre assureur, et ce, pour de nombreuses années. Puisque les assureurs doivent gérer le risque associé à une telle condamnation, les primes seront beaucoup plus élevées, jusqu’à 200 % dès la première année », souligne Suzanne Michaud, vice-présidente, assurances chez CAA-Québec. 

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