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La mère de toutes les tempêtes s’en vient…

par Serge Therrien | 23 décembre 2020 13h00

Serge Therrien

Quelle année absolument bouleversante que celle que nous venons de traverser. La pandémie de la COVID-19 a pris des allures tragiques pour plusieurs.

Je saisis ce moment pour offrir mes sympathies aux gens de l’industrie qui ont vu des parents ou des amis être frappés par ce terrible virus.

Cette pandémie a tout transformé sur son passage. La plupart de nos façons de faire ont dû être réinventées.

Ce virus a engendré un effet insoupçonné : celui de nous faire oublier le long terme.

Celui de nous faire oublier l’imminence de la mère de toutes les tempêtes : les changements climatiques et leurs conséquences sur l’humanité.

C’est normal, nous agissons tous pour contrer la menace qui frappe maintenant.

Et cette année, les menaces ont été nombreuses. Elles le sont encore.

Crise des CHSLD et des centres de soins de longue durée, crise des hospitalisations, crise sociale, crise économique et crise financière. 

Il s’en trouve beaucoup pour affirmer que les choses ne seront plus jamais comme avant.

J’aime mieux me méfier de cette expression : elle a aveuglé bien des gens lors de la chute des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. 

Longtemps après, beaucoup de choses sont revenues à la normale.

Et après la pandémie, beaucoup de choses vont revenir à la normale parce qu’on a beau chasser le naturel… il revient au galop.

Pour un temps, oui, certaines choses vont changer.

Je cite les propos de Henri-Paul Rousseau, tiré d’un essai passé sous les radars : COVID-19 – Idées de politiques économiques de gestion et de sortie de crise pour le Québec et le Canada.

Sa réflexion retient 5 constats sur l’après-Covid 19.

Il y aura :

  • Une plus grande implication du gouvernement dans la conduite de la société;
  • Plus de commerce électronique, de télétravail, de numérique et de robots;
  • Une poussée vers la démondialisation et peut-être vers les échanges interprovinciaux;
  • De plus fortes préoccupations écologiques;
  • De nouvelles formes de coopération privée et publique.

En conclusion, Henri-Paul Rousseau affirme que la crise sanitaire offre « une occasion de développement économique et démocratique que nous devons absolument saisir ».

Belle idée mais redoublons d’acharnement puisqu’un grand ennemi guette nos efforts : la vision à court terme.

Et dans la guerre aux changements climatiques, elle est omniprésente.

Le 1er décembre 2020, Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, a déposé des amendements au projet de loi no 67, qui créera la Loi instaurant un nouveau régime d’aménagement dans les zones inondables des lacs et des cours d’eau.

Des semaines auparavant, des maires ont dénoncé l’empiétement de Québec dans leur juridiction. Ils s’opposaient au nom du « principe de gérer eux-mêmes leurs aménagements locaux ».

Pendant ce temps, la planète continue de se réchauffer, les catastrophes naturelles extrêmes s’intensifient, le niveau des océans continue de monter.

Éventuellement, des dizaines de millions de personnes seront déplacées, et devront trouver un nouveau pays d’adoption.

Serge Therrien

Président et éditeur des Éditions du Journal de l’assurance

Voici un recueil de reportages sur une catastrophe annoncée :

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