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Le français : une priorité pour les fournisseurs de BMS

par Hubert Roy | 25 août 2016 07h00

Photo : Freepik

Les fournisseurs de systèmes de gestion de courtage (BMS) jugent-ils que franciser leurs plateformes est une dépense superflue ? Absolument pas, ont assuré les compagnies interrogées par le Journal de l’assurance.

« Avoir une plateforme en français est relié au marché du Québec. Si vous voulez y réussir, il faut être en français. Il y a des opportunités de croissance au Québec. Pour les saisir, vous devez être en français », dit Reid French, PDG d’Applied Systems.

Il souligne que plusieurs grands courtiers utilisent ces systèmes, notamment Hub, Willis Towers Watson, Canada BrokerLink, Western Financial ou encore Arthur Gallagher. « Plusieurs de ces grands courtiers ont une présence au Québec. Ils ont besoin d’une plateforme qui soit fonctionnelle à la fois en anglais et en français. Il est important pour nous de bien les servir », dit M. French.

Le PDG D’Applied Systems souligne qu’il n’y a pas que le français qui demande des efforts particuliers. L’anglais n’est pas en reste. La compagnie est aussi présente dans les marchés des États-Unis et du Royaume-Uni. Son BMS TAM y présente des différences notables de linguistique d’un pays à l’autre.

« Aux États-Unis, on utilise le terme carrier pour désigner un manufacturier et celui de producer pour le courtier. Ces mots ne sont pas utilisés au Royaume-Uni. Au Canada, il y a la dualité anglais-français, mais il ne faut pas oublier que l’espagnol prend de plus en plus de place aux États-Unis. On s’y adapte et il faut veiller à toujours utiliser la bonne terminologie. C’est une clé pour avoir du succès », dit M. French.

Le son de cloche est similaire chez Technologie Keal. Son PDG Pat Durepos affirme que le français est une clé de la stratégie de sa compagnie. La transaction qui l’a fait passer dans le giron de la firme américaine Vertafore n’y changera rien.

« Quand on lance un nouveau service, on le fait simultanément en français et en anglais. Pour nous, c’est une ligne de vie et ce n’est pas un défi que d’amener des solutions dans les deux langues », dit-il.

Theo Beack, vice-président sénior et chef de la technologie de Vertafore, ajoute qu’il s’attend à retirer des apprentissages de cette expérience de Keal. « C’est l’une des choses que nous apprendrons d’eux », dit-il.

Nancy Franchini, directrice, service à la clientèle, de Policy Works, note aussi qu’il est primordial pour son entreprise d’avoir un système bilingue, qui peut passer d’une langue à l’autre en un clic. « Il n’y a pas qu’au Québec qu’on retrouve des courtiers ayant besoin de recourir aux deux langues. C’est un usage qui se fait à la grandeur au Canada. Il est important que la classe des mots que nous utilisons soit au diapason », dit-elle.

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