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L’environnement sera plus favorable pour les acheteurs d’assurance

par Alain Castonguay | 24 octobre 2017 07h00

Bruno Guglielminetti


Pour célébrer ses 25 années d’existence, le Journal de l’assurance vous présente 25 idées exclusives pour construire, dès aujourd’hui, l’industrie de demain.


L’arrivée de nouveaux concurrents numériques, plus efficaces et mieux outillés, crée un environnement favorable pour les acheteurs de produits d’assurance, croit le stratège numérique Bruno Guglielminetti.

« Il a plus de choix et il peut davantage s’assurer à son échelle, selon ses besoins. On n’est plus à une époque où il y a quatre grosses compagnies d’assurance qui offraient essentiellement le même produit. Il y a du choix et de la diversité, dit-il. Là où des gens de l’industrie devront pédaler fort, ce sont ceux qui ne regardent pas dans leur rétroviseur et qui ne voient pas qu’ils sont en train de se faire dépasser par des offres qui sont plus adaptées à la situation d’aujourd’hui. »

Beaucoup de facteurs influencent la consommation : la situation du marché du travail, la réalité des familles, le commerce électronique, la présence constante des réseaux sociaux. « Ça a pris du temps avant qu’un assureur lance la couverture pour le bris de réputation. Ce n’est même pas encore offert par tout le monde, mais ça existe. »

Les assureurs qui prendront le risque de s’associer aux nouvelles activités offertes par l’entremise des plateformes de l’économie collaboration « prendront un coup de jeunesse », reconnait-il.

Les assureurs doivent désormais offrir des couvertures simplifiées et au meilleur prix, tout en fournissant les conseils pour les produits plus complexes. Que doivent-ils faire pour satisfaire les exigences des consommateurs ? « Ça prend le bon prix et le service à la clientèle. Là-dessus, on n’a pas le choix », estime-t-il, sinon en rognant sur ses marges le temps de développer un produit et son marché.

Pour comprendre le retard des entreprises à prendre le virage numérique, il faut « regarder en haut de la chaine de commandement. Il y a un fait générationnel, des pratiques établies. Il y a des entreprises, et des directions d’entreprises, qui ne sont pas portées à faire du chambardement quand les affaires vont bien. Ils développent des variantes, investissent dans la recherche et le développement de nouveaux produits, mais ils ne sont pas sérieux dans leurs investissements. Ceux qui le sont avancent des projets et regardent la possibilité de les lancer dans les six prochains mois », dit-il.


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