Les assureurs et les réassureurs ont un rôle important à jouer lorsqu’il est question des changements climatiques, souligne Swiss Re dans son plus récent rapport intitulé Climate resilience : how insurance can contribute to a new, "green" dawn.
D’après le réassureur, les compagnies d’assurance « peuvent offrir des services de protection des risques afin d’aider les entreprises à minimiser la volatilité des bénéfices résultant de facteurs défavorables liés aux conditions météorologiques », peut-on lire dans le rapport.
Des mesures à mettre en place
Afin de contribuer à la transition verte nécessaire à l’atteinte de l’objectif de l’Organisation des Nations unies (ONU) de limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius, plusieurs mesures devront être mises en place au sein des compagnies d’assurance, croit Swiss Re.
Ne pas assurer des secteurs et des entreprises émettant une grande quantité de CO2, ajouter des mesures d’adaptations à leurs processus de souscription et changer les critères de leur portfolio d’investissements sont trois parties de la solution, soutient le réassureur. « Les gestionnaires d’actifs peuvent contribuer à investir par le biais d’obligations vertes, d’infrastructures renouvelables et de projets immobiliers durables. »
« Cela sensibiliserait la population et réduirait la sélection adverse qui agit contre les risques climatiques », souligne Swiss Re, qui ajoute que l’intégration d’une assurance spécifique pour les projets d’infrastructures vertes pourrait faciliter la disponibilité du financement pour ce genre de projet.
Avantages économiques
D’après une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), citée par Swiss Re, commencer une transition pour lutter contre les changements climatiques pourrait générer de la croissance économique à long terme.
En effet, l’organisation estime que la résilience climatique engendrerait une augmentation de la croissance du produit intérieur brut (PIB) de 4,7 % d’ici 2050 dans les pays du G20.
Notons que d’après une étude de The Economist Intelligence Unit citée dans le rapport, la valeur des actifs totaux à risque en raison des changements climatiques pourrait aller jusqu’à 13,8 billions de dollars américains (B $ US). C’est pourquoi Swiss Re affirme dans son rapport que « tout compte fait, beaucoup peut et doit être fait ».