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L’unification du courtage sur la bonne voie, dit Christopher Johnson, président du RCCAQ

par Hubert Roy Justine Montminy | 24 janvier 2018 07h01

Christopher Johnson | Photo : Réjean Meloche

Christopher Johnson prend en main la direction d’un réseau en pleine remise en question et sous la menace de divers projets de loi. Il se dit toutefois confiant pour l’unification du courtage face aux enjeux à venir.

C’est à la suite d’une consultation qui a déchiré le courtage que M. Johnson entame son mandat à titre de président du conseil d’administration du Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ). Cette consultation sur la limite d’actionnariat qu’un assureur peut détenir dans un cabinet de courtage a ouvert une boite de Pandore sur la définition de courtier.

Celle-ci a amené le gouvernement du Québec à aborder cette question dans le projet de loi 150. Cet omnibus budgétaire, qui, s’il est adopté dans sa forme actuelle, obligera ceux qui veulent se présenter comme courtier à offrir quatre soumissions d’assureurs différents à leurs clients.

Comment M. Johnson perçoit-il l’avenir du courtage ? Il se décrit d’abord et avant tout comme un éternel optimiste, qui choisit toujours de voir le verre à moitié plein, a-t-il affirmé en entrevue au Journal de l’assurance, lors d’une rencontre qui s’est déroulée dans les bureaux du RCCAQ à Longueuil.

« Être courtier est une belle profession. Nous sommes chanceux de pouvoir côtoyer plusieurs types d’entrepreneurs. Le monde des affaires est un sport extrême. Des changements, il y en aura toujours. C’est important de ne pas céder à la panique et de saisir toutes les opportunités. Nous avons des défis comme toute industrie. On se doit d’être créatif et agile. Les gens doivent tous contracter une assurance à un moment ou un autre de leur vie. Il faut en profiter », affirme-t-il.

Rassembler et unifier

Quant à l’avenir du RCCAQ, M. Johnson se dit aussi positif face à celui-ci. Il lance un appel à l’unification, affirmant toutefois que celle-ci est sur la bonne voie. Il invite les membres du Regroupement à renouveler leur adhésion, mais aussi à ceux qui n’en font pas partie à joindre ses rangs. Le RCCAQ représente des cabinets employant au total 4 200 courtiers. Typhaine Letertre, sa directrice des communications, estime que le taux de représentation du courtage québécois oscille entre 60 % et 70 %.

M. Johnson rappelle aussi que le RCCAQ se pose comme rassembleur. « On défend les intérêts de tous les courtiers, peu importe leur modèle d’affaires. Comme entrepreneur, on choisit un modèle d’affaires. Chacun pense que sa recette est la meilleure. On réussit tous bien. Il faut unifier le réseau pour mener ces batailles. »

Pour lui, l’unification du courtage est commencée, et ce, malgré qu’au cours des derniers mois, divers groupes de pression ont vu le jour, notamment l’Alliance pour un courtage plus fort, le Regroupement de la relève pour le futur du courtage, ainsi que d’un groupe de travail mené par Jean-Philippe Martineau.

Pour preuve de cette unification, il souligne que l’assemblée générale annuelle tenue en novembre dernier s’est bien déroulée, malgré les tensions et enjeux qui flottent autour du courtage. « Au RCCAQ, nous avons le pouvoir d’agir rapidement. On revient et on se rassemble. La communication est fort importante. C’est en se parlant qu’on se comprend », dit-il.

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