La Chambre de la sécurité financière (CSF) a dévoilé un exercice 2022 positif concernant ses actions favorisant la protection des consommateurs. Parmi ses succès, l’institution a retenu particulièrement sa transition numérique. 

Les outils informatiques se multiplient pour aider les conseillers financiers à orienter leurs clients. La Chambre suit forcément ce mouvement vers le numérique. Pour honorer au mieux sa mission de protéger aussi le public, la Chambre doit demeurer à la pointe de la technologie.

En 2022, un nouvel outil est né : l’espace courtier/cabinet. Il permet aux conseillers en sécurité financière de partager plus facilement leur dossier avec des experts en conformité. Une aide améliorée afin de réduire au maximum la possibilité d’erreur.

« L’Espace courtier/cabinet démontre cette volonté d’améliorer nos processus d’affaires dans un contexte où la numérisation des données et les nouvelles technologies ouvrent la voie à de nouveaux modèles de collaboration avec nos partenaires et nos membres », soutient Gino-Sebastian Savard, président du conseil d’administration.

Afin de donner plus d’impact à ses actions, la Chambre s’entoure de partenaires comme l’Université de Sherbrooke avec qui les travaux ont permis d’intégrer de la meilleure manière les nouvelles technologies dans le cadre de la protection du consommateur.

Sa communication s’est aussi enrichie avec l’infolettre CSF+ venant rappeler les obligations déontologiques des conseillers et livre dans le même temps de l’information sur la pratique professionnelle. La fréquence de parution de l'infolettre a été augmentée et son contenu a été harmonisé avec le bulletin News Flash diffusé en anglais. Les taux d’ouvertures de ces deux médias affichent une moyenne de 32 % pour l’infolettre et 40 % pour le bulletin. 

Des formations pour les membres 

La formation des conseillers fait aussi partie des chevaux de bataille de la Chambre. L’organisation a présenté en juin son ProLab annuel, une réunion regroupant des spécialistes sur un thème donné, qui a réuni 400 professionnels sensibilisés à l’écoute de leurs clients en couple et des iniquités qui les guettent. Une seconde période de formation portait sur la neuroscience, utile pour gagner la confiance de leurs clients.

Avec un taux de satisfaction de 98 % dans l’assistance, la Chambre se voit confortée dans la possibilité de rééditer ce genre d’événements avec une fréquence accélérée. Aujourd’hui, l’organisme accrédite 1 700 formations soumises par divers fournisseurs. Celles-ci sont reconnues comme pouvant servir à accumuler des unités de formation continue. 

La Chambre a offert neuf nouvelles formations en 2022. Les participants de l'ensemble des cours offerts par la CSF elle-même ont exprimé un taux de satisfaction allant jusqu’à 94 %.

En cette période de pénurie de main-d’œuvre, la Chambre se félicite d’avoir un taux de mobilisation des employés établi à 89 %. Marie Elaine Farley​, présidente et chef de la direction de la Chambre ne cache pas sa satisfaction concernant ce constat. « La Chambre est un organisme d’autoréglementation crédible et respecté grâce à la participation de ses membres dans ses instances. Leur connaissance des réalités sur le terrain, leur volonté de faire évoluer les pratiques et leur implication nous permettent de demeurer innovants et pertinents. »

De plus, la Chambre assure que ses membres affichent un taux de satisfaction de 81 %. « L’importante transformation entreprise nous a permis d’améliorer nos façons de faire, d’accroître l’imputabilité des équipes, de miser sur nos talents et de travailler davantage de manière collaborative », conclut la dirigeante. 

Des sanctions disciplinaires en baisse 

En 2022, le comité de discipline de la Chambre a rendu 72 décisions. Parmi elles, 22 ont été rendues à la suite d’une recommandation commune de sanction. « Les sanctions imposées par le comité de discipline ont pour objectif d’assurer la protection du public, précise l’organisation. Sans être punitives, elles doivent revêtir un caractère de dissuasion et d’exemplarité, tout en tenant compte du droit pour le représentant visé d’exercer sa profession. »

On note une baisse des décisions donnant lieu à des radiations par rapport à 2021. Elles passent de 46 à 24 en 2022, tout imposées temporairement pour une période de 15 jours à dix ans sauf pour un conseiller radié à vie. 

Avec un excédent d’un peu plus d’un million de dollars pour l’année 2022, la Chambre dispose d’une trésorerie plus que confortable avec un actif net de 12 044 716 $. Les membres sont pour la moitié spécialisés dans le courtage en épargne collective (50,2 %). L’assurance de personnes est la deuxième discipline la plus représentée à hauteur de 31,3 %. 

Gino-Sebastian Savard prépare déjà l’avenir avec l’équipe de direction. « À l’automne dernier, après avoir entériné les priorités pour 2023, nous avons adopté une démarche et entrepris les travaux qui mèneront à l’élaboration du plan stratégique 2024-2026. D’importantes consultations, des tournées régionales ainsi que des rencontres sont en cours afin de bien saisir les enjeux de nos diverses parties prenantes, notamment ceux de nos membres et des principaux acteurs de l’industrie », indique-t-il.

Parmi ces partenaires, un nouveau joueur est arrivé le 1er janvier. Il s’agit du nouvel organisme d’autorégulation (OAR) est le résultat de la fusion de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) avec l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACFM).

« Puisque ce nouvel OAR est reconnu au Québec, des travaux sont en cours pour établir les modalités d’une collaboration efficace entre la CSF, l’Autorité des marchés financiers et ce nouveau partenaire », conclut le président du conseil d’administration.