La firme de notation Moody’s dresse un constat sombre quant aux possibilités de croissance des assureurs vie à travers le monde en 2021.

Ses analystes ont attribué une perspective de développement négative au segment pour l’année à venir. La reprise économique fragile et les taux d’intérêts qui demeurent à des creux historiques l’expliquent, disent-ils.

« Un chômage élevé limitera la demande mondiale d'assurance dans un contexte d'incertitude liée au coronavirus, dit Laura Bazer, vice-présidente de Moody's. Toutefois, le secteur évolue avec l'accélération de la transformation numérique et les fusions-acquisitions favorisent l'évolution commerciale du secteur de l'assurance vie, et ce, particulièrement en Amérique du Nord, où l’abondance de capitaux aide à la consolidation de l’industrie. »

Le Canada épargné

Moody’s a aussi brossé un portrait pays par pays quant aux perspectives de croissance de l’industrie de l’assurance vie en 2021. Le Canada est l’un des rares pays à afficher une perspective de développement stable. Les autres sont la Chine et le Brésil.

Les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, la Corée du Sud et l’Allemagne, notamment, se voient attribués une perspective de développement négative. Aucun pays ne se voit octroyé une perspective de développement positive.

Le portrait en réassurance

Le constat est le même pour les réassureurs vie, qui se voit aussi attribuée une perspective de développement négative pour 2021. Dans leur cas, ce sont leur faible rentabilité et les incertitudes liées au coronavirus qui ont motivé la décision des analystes de Moody’s.

« La rentabilité des réassureurs vie a connu des difficultés, affirme James Eck, vice-président de Moody's. Bien qu’il y ait eu des gains en matière de tarification au cours des deux dernières années, la tarification de la réassurance contre les catastrophes immobilières, un facteur clé de la rentabilité globale des réassureurs vie, reste à environ 15 % en dessous des niveaux de 2012. »