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Les catastrophes naturelles bonnes pour la croissance d’un marché d’assurance

par Charles Mathieu | 01 novembre 2019 14h07

La vulnérabilité aux catastrophes naturelles, accompagnée d’une augmentation de la construction d’infrastructures et d’immeubles résidentiels, crée de la croissance au sein du marché de l’assurance en Nouvelle-Zélande, affirme la firme spécialisée en données et en analytique GlobalData.

Cette dernière estime que la valeur du marché néozélandais pourrait passer de 5,8 milliards de dollars américains (G$ US) à 7,8 G$ US entre 2018 et 2023. Le marché était déjà en croissance, alors qu’entre 2014 et 2018, le taux de croissance annuel des primes brutes souscrites était de 10,3 %.

 

Un programme gouvernemental qui aide l’industrie

Tapas Bhowmik, gestionnaire de projet dans la division de l’assurance chez GlobalData, explique que le gouvernement de la Nouvelle-Zélande prévoit investir 1,5 G$ US entre 2018 et 2020, à travers le programme KiwiBuild. Ce dernier est un projet immobilier qui prévoit la construction de 100 000 maisons d’ici 2028, dans le but de rendre le logement plus abordable au pays.

Il s’agit d’un programme qui est bénéfique aux assureurs, dit-il. « Les investissements dans la construction d’immeubles résidentiels ont entrainé la croissance du marché de l’assurance habitation », explique-t-il.

Notons que le secteur de l’assurance habitation détenait 42,2 % des primes brutes souscrites du pays en 2018, soutient GlobalData.

Après de lourdes pertes, de nouveaux produits

Le Insurance Council of New Zealand a répertorié un total de 323,8 millions de dollars américains (M$ US) en pertes assurées entre 2017 et 2018 causées par des catastrophes naturelles.

Pour limiter les dégâts, une transition vers de nouveaux produits différents des produits traditionnels doit se faire, soutient GlobalData. La firme donne comme exemple le modèle de tarification basé sur le risque, qui permettrait d’adapter l’offre de produits en fonction de la hausse des dommages causés par les changements climatiques. « De nombreux assureurs révisent leurs processus de souscription existants pour les zones à haut risque », souligne l’entreprise. L’offre de produits en ligne et l’utilisation d’outils comme l’intelligence artificielle pourront également permettre aux assureurs de transformer leur offre de produit, affirme GlobalData.  

« L’attention accordée par les assureurs à la numérisation, pour transformer les processus opérationnels et répondre aux besoins en constante évolution des clients, accélèrera la croissance des activités d’assurance dommages en Nouvelle-Zélande », dit Tapas Bhowmik.

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