La moyenne mobile sur cinq ans de l’indice actuariel climatique (IAC), qui mesure la variation des conditions météorologiques extrêmes et du niveau de la mer, a été mise à jour.

Elle a atteint 1,19 pour le Canada et les États-Unis, comparativement à une moyenne de zéro durant la période de référence de 1961 à 1990, selon les plus récentes données divulguées, incluant celles de l’hiver 2020-2021.

Cette moyenne connaît « une deuxième légère baisse consécutive » puisqu’elle était de 1,23 lors de son précédent calcul, il y a trois mois.

« La baisse ne change pas les résultats globaux selon lesquels les mesures des phénomènes météorologiques extrêmes de l’IAC se sont maintenues de manière constante à un taux bien supérieur à celui observé de 1961 à 1990. Il faut s’attendre à des périodes de mouvement à la baisse dans l’Indice actuariel climatique. Les faibles mouvements reflètent la variabilité inhérente du climat », a dit Doug Collins, président du groupe de travail sur l’indice climatique, dans le cadre de la divulgation de ces plus récentes données.

 
L’hiver 2020 fait mieux que l’hiver 2015

La moyenne mobile sur cinq ans de l’indice a été mise à jour à la suite de l’ajout de la donnée saisonnière de l’hiver 2020-2021.

Cette donnée s’établit à 0,54 pour le Canada et les États-Unis, « ce qui est relativement faible par rapport aux valeurs saisonnières des dernières années, dont certaines ont été beaucoup plus importantes. Cette valeur saisonnière inférieure est principalement due à une moindre fréquence de températures, précipitations et vents à des niveaux bien au-delà de la moyenne », explique Doug Collins.

La moyenne mobile étant calculée sur cinq ans, la donnée de l’hiver 2020-2021, 0,54 donc, vient remplacer la donnée de l’hiver 2015-2016, qui s’était établie à 1,3.

Six variables combinées

L’IAC combine les données saisonnières trimestrielles recueillies depuis 1961 pour six variables « qui ont le plus d’effet sur les gens et l’économie » : les températures élevées et basses, les fortes précipitations, les sécheresses, les vents forts et le niveau de la mer.

L’IAC a été conçu pour « présenter aux actuaires, aux décideurs et au grand public des données objectives concernant les variations de la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes au cours des récentes décennies ».

Il a été lancé en 2016 par quatre organismes représentant la profession actuarielle au Canada et aux États-Unis : l’Institut canadien des actuaires, l’American Academy of Actuaries, la Casualty Actuarial Society et la Society of Actuaries.