MENU

La résilience des villes pour réduire les pertes du pays

par Frédérique De Simone | 03 mars 2020 12h55

Photo : Freepik

Le coût pour éviter les pires effets des changements climatiques à l’échelle municipale est estimé à 5,3 milliards de dollars (G$) par an, selon un rapport publié par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et le Bureau d’assurance du Canada (BAC).

Le rapport Investir dans l’avenir du Canada : Le coût de l’adaptation au climat démontre « l’urgence d’investir » dans l’adaptation climatique à l’échelle locale et dans les régions où le besoin est le plus pressant. Pour atténuer les effets des changements climatiques, l’équivalent de 0,26 % du PIB canadien est investi à l’échelle municipale, chaque année. « Nous pouvons et devons faire plus », prévient Bill Karsten, le président de la FCM.

Le ministère de la Sécurité publique du Canada estime que chaque dollar investi dans les mesures d’atténuation permet d’économiser de 3 à 5 $ en coûts de rétablissement. Ces investissements sont essentiels pour aider les collectivités à s’adapter aux changements climatiques et réduire les risques que représentent les événements météorologiques extrêmes.

Au Manitoba, la dérivation de la rivière Rouge grâce à la construction d’un canal, dans les années 1960, a permis d’économiser 8 G$ en coûts de rétablissement liés aux inondations qui ont été évitées.

Collaborer pour mieux lutter

Actuellement, plusieurs régions du pays présentent un plus grand risque à assurer en raison de l’augmentation de la fréquence des événements météorologiques extrêmes. Les régions de l’est et du nord du Canada ont généralement un plus grand besoin d’investissements pour améliorer la résilience aux inondations, à l’érosion des berges et à la fonte du pergélisol, indique le rapport.

« Partout au pays, les Canadiens ressentent les effets dévastateurs des changements climatiques, dont les coûts financiers et émotionnels ne cessent d’augmenter. Les gouvernements doivent collaborer au financement des infrastructures résilientes nécessaires pour protéger les Canadiens des inondations, des grands vents et des feux de forêt », dit Don Forgeron, le président et chef de la direction du BAC.

Les municipalités ont besoin d’investissements massifs pour protéger le public, les biens et les entreprises des effets dévastateurs des changements climatiques. Étant donné l’ampleur et la taille des coûts à long terme de l’adaptation aux changements du climat, le rapport suggère que les prochaines recherches et analyses, menées par les gouvernements, utilisent les capitaux du secteur privé pour renforcer la résilience des collectivités.

« Tous les ordres de gouvernement peuvent travailler ensemble pour protéger les infrastructures publiques », croit Bill Karsten.

Parmi les priorités en matière d’infrastructures, les bâtiments, les digues et les routes ont besoin des améliorations les plus urgentes.  

Publicité
Sur le même sujet …