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Assurance collective: Inflectra, premier médicament biosimilaire au Québec

par Alain Thériault | 23 février 2015 11h00

L’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESS) a recommandé au Ministre de la Santé et des Services sociaux d’inscrire Inflectra à la section des médicaments d’exception des listes de médicaments. Premier bio-similaire reconnu au Canada à faire son entrée au régime public québécois, Inflectra coutera 31 % moins cher que le médicament d’origine Remicade.Produit de la firme Hospira, le médicament bio-similaire Inflectra est en mesure de soigner les même quatre indications que le médicament d’origine, soit, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylite ankylosante, l’arthrite psoriasique et le psoriasis en plaques.

Selon l’avis publié par l’INESS, le coût de traitement avec Inflectra est inférieur à celui de Remicade d’environ 31 %. « Le coût annuel du traitement de la polyarthrite rhumatoïde avec Remicade […] est de 22 560 $ pour la première année et de 19 740 $ pour les années subséquentes […]. Ces coûts seraient respectivement de 15 600 $ et 13 650 $ pour Inflectra. Pour les trois autres indications, les différences de coûts varient en fonction des posologies respectives, mais la différence relative du coût de traitement demeure du même ordre de grandeur comparativement à Remicade. »

Puisque deux fabricants offriront désormais l’infliximab au Québec, c’est la méthode du prix le plus bas qui servira à établir le prix payable, ajoute l’INESS. Si l’assuré en vertu du régime de la RAMQ souhaite tout de même recevoir le Remicade, il devra débourser la différence entre son prix et le prix le plus bas pour l’indication qui le concerne. L’INESS prévoit que le régime de la RAMQ pourra réaliser des économies d’environ 5,1 M$ pour les trois premières années suivant l’inscription d’Inflectra.

Seul exception, le cas où le prescripteur du Remicade a inscrit la mention « pas de substitution », ce qui permet le remboursement du produit de référence à son prix de vente. Le manque d’expérience clinique pourrait entrainer le recours à cette mention, ainsi que l’absence d’un site pour administrer l’Inflectra par intraveineuse. Au Québec, environ 30 % des patients qui reçoivent un traitement avec l’infiximab se trouvent dans une région sans clinique de perfusion pour l’Inflextra, alors que le réseau privé mis en place par Janssen, le fabricant de Remicade, est beaucoup plus étendu.

L’employeur doit encourager les saines habitudes de vie

Quinze causes de santé représentent 80 % des couts, a observé Charles-Antoine Villeneuve, vice-président principal d’Aon Hewitt, dans son portefeuille de clients. Les principales causes sont liées au système cardiovasculaire, au diabète, à la santé mentale et au troubles musculo-squelettiques, a révélé M. Villeneuve.

Selon des résultats de recherche publiés par Aon Hewitt en 2014, les participants de régimes se connaissent souvent mal : 59 % ont indiqué être au moins en bonne santé alors qu’ils font de l’embonpoint ou sont obèses.

Selon des chiffres cités par M. Villeneuve, Statistique Canada estimait en 2013  que 19,3 % des Canadiens fument. L’organisme avait observé en 2012 que 60 % des hommes et 45 % des femmes font de l’embonpoint ou sont obèses. Statistique Canada a estimé en 2011 que 46 % des Canadiens sont inactifs. Toujours en 2011, l’Enquête de surveillance canadienne de la consommation d’alcool et de drogues a révélé que plus de 14 % des Canadiens consomment trop d’alcool.

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