Le PDG du Fonds de solidarité FTQ, Gaétan Morin, a confirmé que les actionnaires du Fonds auront à approuver, lors de la prochaine assemblée générale à la fin de main, la création d’une nouvelle filiale qui offrira de nouveaux fonds communs de placement à ses actionnaires.
M. Morin était l’invité du Cercle finance du Québec, le 30 avril à Québec, pour parler de la transition économique en cours au Québec. Il a été invité à commenter une dépêche parue le samedi 27 avril dans un quotidien montréalais à propos de ces nouveaux fonds.
« On veut répondre à un besoin qui nous a été exprimé par nos actionnaires au fil des ans », explique M. Morin. Ceux-ci sont fiers de participer à la création d’emplois et au développement économique du Québec, poursuit-il. Cependant, pour des travailleurs retraités, les investissements consentis par le Fonds peuvent dépasser leur tolérance au risque, car on parle de capital de risque dans certains cas.
Et quand ces retraités arrivent à 71 ans, ils doivent décaisser les sommes épargnées dans leur REÉR. « Certains veulent continuer à nous appuyer dans notre mission, mais nous n’avions pas de produit financier à leur offrir », explique-t-il.
Cette clientèle pourra garder ainsi « un pied dans la porte » et contribuer au développement de l’économie du Québec. Trois types de fonds communs de placement seront offerts en fonction du degré de tolérance au risque des investisseurs.
Ces fonds devront détenir au moins 70 % de leur mise dans des actions et des obligations d’entreprises établies au Québec, dont 30 % d’actions du Fonds de solidarité FTQ. Les sommes investies dans ces fonds ne seront pas admissibles au crédit d’impôt accordé par les deux paliers de gouvernement. Les conditions de rachat seront moins complexes que celles des parts actuelles dans les REÉR du Fonds de solidarité.
« Ces produits nous permettent de diversifier notre offre et conviendront mieux aux besoins de nos actionnaires retraités », ajoute M. Morin.
Par ailleurs, M. Morin a parlé des efforts du Fonds pour soutenir la transition économique et énergétique du Québec. À cet égard, il a indiqué que la société en commandite Solifor, qui gère 200 000 hectares (2 000 km2) de terrains à vocation forestière au Québec, se lancera sous peu dans la vente de crédits carbone.
Solifor détient des lots boisés dans cinq régions administratives du Québec, de même que dans le Maine. Le président de Solifor, Raynald Arial, travaille à ce projet, indique M. Morin. « La superficie que nous détenons, via Solifor, représente dix fois la superficie de l’île d’Orléans. On a là un puissant puits capable de capter beaucoup de CO2. Les entreprises pourront acheter des crédits auprès de nous pour compenser leurs propres émissions », indique Gaëtan Morin, ajoutant que l’annonce officielle sera faite d’ici quelques mois.