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Les fortunes québécoises cachent un formidable potentiel, dit Alain E. Roch, PDG de Blue Bridge

par Hubert Roy | 26 mai 2017 13h00

Alain E. Roch | Photo : Réjean Meloche

Blue Bridge s’attend à réaliser une forte croissance au cours des prochaines années. Et c’est au Québec que l’entreprise ira la chercher, dit son fondateur et PDG Alain E. Roch.

Il croit fermement que le Québec recèle un grand nombre de familles fortunées qui sont mal desservies dans la gestion de patrimoine. Sur les 30 familles fortunées qui composent la clientèle de Blue Bridge, 4 sont au Québec. Les autres étant dans l’Ouest canadien et en Europe.

« Le Québécois fortuné est très sophistiqué. Il sait comment il a gagné son argent, qu’il ait bâti lui-même son entreprise ou qu’il l’ait eu via un héritage. Il sait aussi ce qu’il a entre les mains. Il faut lui offrir un service hautement personnalisé, mais aussi humain. On croit que le potentiel au Québec pour la gestion de familles fortunées est de plus en grande, et ce, malgré la faiblesse du dollar canadien. Au Québec, il y a des fortunes qui se créent tous les jours », dit M. Roch.

Que le concept de multi family office soit peu développé constitue aussi un avantage selon lui. « Tout le monde peut aller voir Stephen Jarislowsky ou la Banque Nationale. De notre côté, on essaie plutôt de les intégrer dans notre offre de services. Ainsi, ils ne sont plus nos concurrents. Ça ne coute pas plus cher à notre client et ça lui donne accès à plus de services », dit M. Roch.

Le PDG et fondateur de Blue Bridge juge toutefois « admirable » la fidélité des Québécois à leur institution bancaire. « La banque a une obligation de résultat à court terme puisqu’elle est cotée en bourse. Elle a aussi une forte rotation de personnel. Ce n’est pas le cas chez nous. On travaille sur du long terme. On remarque aussi que quand on prend du temps avec un client pour bien documenter son cas, ça a une valeur pour lui. »

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