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L’industrie renforce sa présence sur les réseaux sociaux

par Mathieu Carbasse | 15 juin 2017 07h00

À l’heure où la réputation d’une entreprise se mesure aussi par sa notoriété sur les réseaux sociaux, le Journal de l’assurance met en avant les joueurs les plus présents. Et donne la parole à l’industrie.

Parce qu’ils permettent notamment de transformer la relation client, tout en faisant parfois naître de nouvelles opportunités d’affaires, les réseaux sociaux transforment en profondeur la manière dont les différents acteurs de l’industrie mettent sur pied leur stratégie de communication. 

Tout comme les banques avant eux, les assureurs canadiens l’ont bien compris et font état d’une présence accrue sur les réseaux sociaux. Ainsi, sur les 34 assureurs étudiés, ils sont 100 % à être présents sur LinkedIn, 82 % sur Twitter, 88 % sur Facebook alors ils n’étaient que 77 % dans ce cas à pareille date l’an dernier. 

Facebook reste en tête

Plus spécifiquement, 75 % des 16 assureurs de dommages pris en compte par notre étude sont présents sur Twitter, 81 % le sont sur Facebook et 100 % ont une page LinkedIn. Pour les 18 assureurs vie étudiés, les chiffres sont assez similaires : 89 % sont présents sur Twitter, 100 % sur LinkedIn, et désormais 94 % sur Facebook (ils n’étaient que 72 % en avril 2016).

De plus, comme pour l’industrie bancaire (voir tableau en page de droite), c’est Facebook qui est le réseau social privilégié des assureurs. Il est à souligner que Facebook représente le réseau social le plus développé au Québec, utilisé par près de 72 % des adultes québécois (enquête du CEFRIO de 2014). Il fait donc figure de moyen idéal pour interagir directement avec le client. 

Pour l’ensemble des assureurs pris en compte par l’étude du Journal de l’assurance, Facebook rassemble en moyenne une communauté de 47 964 personnes (contre 40 775 en avril 2016), LinkedIn, 13 349 personnes (7 399) et Twitter, 4 042 personnes (3 307). 

Les assureurs de dommages réunissent en moyenne 69 874 personnes sur leur page Facebook (contre 61 356 en avril 2016), 9 592 sur LinkedIn (6 928) et 4 742 sur Twitter (4 010). De leur côté, les assureurs vie rassemblent en moyenne 28 487 personnes sur Facebook (contre 12 906 en avril 2016), 16 688 sur LinkedIn (7 817) et 3 419 sur Twitter (2 683).

Les courtiers en retard

Chez les courtiers en revanche, le constat est bien différent. Pourtant confrontés aux mêmes enjeux en matière de relation à la clientèle et de notoriété auprès du grand public, ils n’ont pas encore investi massivement les différents médias sociaux.

Ainsi, parmi les 45 cabinets de courtage les plus importants du Québec, ils ne sont que 12 (soit 27 %) à être présents sur Twitter. Ils sont toutefois 31 (soit 69 %) sur LinkedIn et 30 (67 %) sur Facebook. On n’observe d’ailleurs aucun changement en termes de présence sur les réseaux sociaux par rapport au mois d’avril 2016, signe que la prise de conscience est longue à se faire sentir.

Enfin, du côté des agents généraux, le fait de ne pas être en contact direct avec les consommateurs semble freiner un tant soit peu l’adoption des réseaux sociaux par les joueurs du secteur. Sur les 20 agents généraux étudiés, seuls 6 (soit 17 %) sont présents sur Twitter, 11 (soit 55 %) le sont sur LinkedIn et 8 (soit 40 %) sur Facebook. Dans ce cas, ces chiffres sont demeurés stables d’une année sur l’autre.

 


Méthodologie de l'étude

Pour réaliser les différents classements présentés ci-dessous, l’équipe du Journal de l’assurance a rassemblé les statistiques enregistrées le 1er mai 2017 sur les différents sociaux. Les nombres d’abonnés ainsi relevés sur Twitter, Facebook et LinkedIn, ont ensuite été additionnés pour obtenir une audience globale. C’est cette dernière qui a été prise en compte pour élaborer les classements.

Il est à noter que pour figurer dans un Top 10, les différents organismes (banques, assureurs, cabinets de courtage) doivent être présents sur au moins 2 des 3 principaux réseaux sociaux. Concernant les agents généraux, l’adoption des réseaux sociaux étant moins généralisée, nous avons dû ouvrir notre classement aux acteurs qui sont au minimum présents sur l’un des réseaux sociaux nommés ci-dessus. 

De plus, concernant les compagnies qui possèdent des pages en français et en anglais (représentées par le symbole*), nous avons fait la somme des nombres d’abonnés enregistrés. MC







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