L’entreprise Constructions Martin Jacques (CMJ), une firme de Lévis qui exploite une franchise du Groupe Urgence Sinistre (GUS), fait l’acquisition de Rénovation Y. Germain, firme établie à Québec.

La nouvelle a été rendue publique le 28 mai. En entrevue avec le Portail de l’assurance, Sébastien Jacques, président et propriétaire de l’acquéreur, se dit très heureux que son entreprise puisse désormais répondre aux urgences qui lui seront confiées par les assureurs des deux côtés du fleuve dans la région de Québec.
Son père, Martin, et sa mère ont fondé l’entreprise en 1985 en Beauce, qui faisait à la fois de la rénovation et de la construction neuve. Sébastien Jacques y a fait ses classes comme charpentier-menuisier.
En 2006, la famille a obtenu une franchise de GUS. « Je suis devenu chargé de projet et estimateur, puis j’ai acquis des parts dans l’entreprise, au début des années 2010 », explique-t-il. Il a acheté la totalité des parts de l’entreprise en 2022 pour en devenir l’unique propriétaire.
Entre-temps, il a fondé Sinistres CMJ en 2021. Il s’agit d’une autre compagnie spécialisée en travaux d’urgence dont établissement est situé dans l’arrondissement Saint-Nicolas, à Lévis. Il voulait couvrir une bonne partie de la région de Lévis et des environs, incluant les secteurs de Bellechasse et de Lotbinière.
« On ne voulait pas traverser les ponts, parce que le territoire était déjà assez grand », précise-t-il. « Dans nos projets, c’est sûr qu’on visait d’ouvrir un bureau satellite ou une succursale sur la rive nord. »
Une connaissance commune
Le contact avec Yves Germain s’est fait par une connaissance commune. L’entrepreneur de Québec avait fait part de ses intentions de ralentir les activités pour se rapprocher de la retraite. Son entreprise de rénovation et d’urgence après-sinistre n’était pas sur le marché, affirme Sébastien Jacques. « Il n’avait pas mis d’affiche "à vendre", mais on nous avait fait savoir que ça serait ouvert. On a décidé de tâter le terrain et voir s’il y avait un vendeur pour un acheteur. C’était le cas. »
M. Jacques dirige les opérations de la nouvelle succursale depuis le début du mois de mai. « Je suis encore en train de découvrir l’entreprise, son fonctionnement, le personnel », dit-il.
Comme fournisseur indépendant des assureurs, Rénovation Y. Germain ne fonctionnait pas de la même manière qu’un franchisé au sein d’une bannière. « Nous voulons les intégrer dans la grande famille de GUS et dans notre groupe. On va aller vers le même modèle d’affaires », ajoute Sébastien Jacques.
Consolidation
Les activités de rénovation après-sinistre d’Yves Germain mènent à la fusion de trois entreprises sous une seule enseigne, Constructions Martin Jacques. Celle-ci devient un franchisé corporatif de GUS. La bannière a contribué au financement de cette consolidation et est devenue actionnaire de l’entreprise dirigée par Sébastien Jacques.
L’acquisition permet à la bannière de structurer son réseau, précise GUS dans le communiqué diffusé le 28 mai. « En unissant des équipes aussi engagées et complémentaires, on se donne les moyens d’aider de façon encore plus efficace, là où ça compte vraiment », indique François Hétu, président de GUS.
« Mon équipe, c’est ce que j’ai plus précieux », souligne de son côté Yves Germain. « Si j’ai choisi d’aller de l’avant avec cette transition, c’est parce que j’ai reconnu une véritable affinité de valeurs et de culture », ajoute-t-il.
Avec des succursales à Beauceville, à Lévis et à Québec, le président de Constructions Martin Jacques dirigera une entreprise comptant 75 employés. Il espère obtenir une croissance organique grâce aux capacités offertes par les trois établissements. « Ce n’est pas parce qu’il y a un sinistre à Québec qu’il y en a d’autres en même temps à Lévis, en Beauce ou dans Bellechasse », indique Sébastien Jacques au Portail de l’assurance.
« Ça nous donne de l’agilité quand il y a une urgence quelque part. On partage le personnel, les équipements, et on peut mieux servir les assureurs », explique-t-il.
La bannière
Rénovation Y. Germain était un fournisseur indépendant et reconnu par les assureurs pour les mandats de reconstruction après une perte majeure. « Cela nous donne accès à des partenariats nouveaux avec des assureurs », indique M. Jacques.
« Historiquement, on était une compagnie de rénovation. On faisait du neuf aussi. On faisait un peu de tout. Aujourd’hui, je dirais que 80% de nos opérations sont des mandats d’assurance », précise-t-il.
La bannière GUS, qui compte 125 emplacements dans huit provinces canadiennes, est déjà présente dans la région de la Capitale-Nationale. « Les franchisés ne sont pas en compétition, chacun reçoit des mandats en fonction des partenariats qu’il a avec un assureur », explique-t-il.
Sébastien Jacques souligne la présence, dans le même parc industriel où est située sa nouvelle succursale de Québec, d’une autre franchise de GUS exploitée par Frank Langevin Québec. « Ce n’est pas la bannière qui répartit les dossiers, c’est vraiment les assureurs qui contactent les compagnies de rénovation. Si un assureur préfère travailler avec Frank Langevin, il va le contacter. La bannière n’a rien à voir là-dedans. Si un assureur préfère travailler avec Y. Germain, le dossier va lui être envoyé. Il n’y a pas de territoire défini », ajoute M. Jacques.