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Il faut adopter différentes stratégies pour faire croitre les profits, exposent deux PDG

par Alain Castonguay | 17 avril 2018 09h45

Photo : Alain Castonguay

Les PDG de deux assureurs ont indiqué, lors d’un débat sur l’avenir de l’industrie de l’assurance organisé par le Cercle finance du Québec, qu’il faudra être ingénieux pour augmenter les profits. Les nouvelles normes comptables sur la capitalisation des assureurs pourraient poser des soucis aux entreprises d’ici.

Yvon Charest, président et chef de la direction d’iA Groupe financier, fait observer que, lorsque tout le monde travaille fort dans l’entreprise, on arrive à faire croitre les profits et la valeur de l’entreprise d’environ 5 % par année. « Notre ambition est de monter à 10 %. C’est ce qu’on a réussi à faire depuis que nous sommes devenus une société publique », dit-il.

Lancer de nouveaux produits

L’autre 5 % provient de la croissance obtenue en lançant de nouveaux produits sur de nouveaux territoires. Sur le marché américain, iA a commencé à analyser les possibilités d’acquisition dès 2005, mais il lui a fallu attendre à 2010 pour trouver la bonne société à acquérir. Cinq ans plus tard, après avoir bien géré la première acquisition, iA a recommencé à analyser le marché et a procédé à une deuxième acquisition en 2018.

Le marché canadien en assurance de personnes est déjà passablement consolidé, ajoute M. Charest. Les assureurs étrangers sont partis. Pour augmenter le rendement obtenu sur le marché domestique, il faut donc continuer à améliorer la productivité.

Analyser toutes les options

À La Capitale, l’assureur analyse toutes les options pour maintenir sa croissance, explique Jean St-Gelais. On ne peut plus espérer une hausse de 10 % du volume d’affaires seulement par la croissance organique.

« Est-ce qu’on veut être concurrent avec tout le monde dans tous les produits, et affronter Manuvie, Great West, Sun Life et iA ? Ou choisir d’être le meilleur dans une niche plus ciblée ? », dit-il.

L’assureur peut aussi envisager de faire des alliances avec des courtiers et des agents généraux pour renforcer son réseau de distribution, ou procéder à des acquisitions à moyen terme. Le statut de mutuelle de La Capitale fait en sorte qu’il lui est plus difficile de lever des capitaux, comparativement à une société publique, note-t-il.

Il ajoute aussi que les nouvelles règles IFRS 17 forceront les assureurs à embaucher de nombreux spécialistes dans le domaine de l’analyse financière. Un enjeu qu’Yvon Charest juge aussi préoccupant, a indiqué ce dernier.

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