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La bataille de Rona vue par invesco

par La rédaction | 11 avril 2013 11h38

Alain Huard a accepté de commenter l’attitude d’Invesco, le 2e plus gros actionnaire de la chaine de magasins Rona après la Caisse de dépôt et placement du Québec.« C’est la première fois en 12 ans chez Invesco qu’un gestionnaire de portefeuille s’implique publiquement dans la gestion d’une compagnie. Vous verrez rarement le gestionnaire représentant de l’actionnaire être confronté au conseil d’administration et à la haute direction. Chez Invesco, nous ne sommes pas un actionnaire à court terme; cela fait six ans qu’on détient des actions dans Rona. » La patience des actionnaires a été mise à rude épreuve par l’expansion dans les provinces de l’Ouest, qui a donné de mauvais résultats.

C’est ce contexte qui explique la réaction d’Invesco à l’été 2012, lorsque le conseil d’administration a refusé de discuter de tout projet de fusion avec la société américaine Lowe’s. Les principaux actionnaires n’ont jamais été consultés, souligne M. Huard. « On a été vu comme le méchant actionnaire de Toronto qui veut sortir de chez Rona, alors que ce n’est pas le cas. Nous voulons savoir ce que Rona compte faire pour rétablir sa situation et retrouver la croissance. Le plan mis en place il y a cinq ans n’a pas marché. » Il cite en exemple le cas de Métro-Richelieu comme exemple à suivre en matière de croissance soutenue et à long terme.

« Je pense que c’est une bonne nouvelle pour vos clients que le deuxième plus gros actionnaire s’implique davantage. On le fait aussi pour protéger les investisseurs, car on ne veut pas vendre le titre en faisant une perte. Nous croyons dans la valeur de cette entreprise et nous voulons continuer d’en générer. »

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