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Le point de vue du président

par Hubert Roy | 25 juin 2014 10h30

Pour André Lussier, PDG de Lussier, Cabinet d’assurance et services financiers, il n’y avait aucun doute. Son entreprise devait prendre le virage de la conciliation travail-famille.« Nous n’avions pas le choix. Il fallait y aller. D’entrée de jeu, nous étions proches du troisième niveau de certification de la norme provinciale, qui en compte quatre. C’est pourquoi nous avons décidé d’y aller pour la plus haute lorsque nous avons choisi d’adapter la norme », a-t-il confié en entrevue au Journal de l’assurance.

Il convient que son entreprise n’en a pas encore retiré de bénéfices quantifiables. Toutefois, les bénéfices intangibles sont bien réels.

« Nos employés se considèrent choyés d’avoir ces possibilités, de pouvoir concilier le travail et la famille, mais aussi le travail et leur vie personnelle. On travaille sur ces deux volets. Si on veut renouveler nos employés, ça prend cela! C’est une façon pour nous de nous distinguer, mais c’est aussi quelque chose de naturel. Nous avons un employé qui travaille pour notre cabinet depuis 47 ans. Nous en avons plusieurs qui sont à notre service depuis 30 ans. On veut de la relève. Et pour ça, ça prend des enfants », dit-il.

M. Lussier ajoute qu’il est pratiquement impossible de mesurer les bénéfices d’une politique de conciliation travail-famille outre entendre ses employés dire qu’ils sont heureux. « C’était déjà dans nos façons de faire, dans nos mœurs, et ça fonctionne bien », dit M. Lussier.

Quel impact cela a-t-il sur la disponibilité des courtiers et du personnel pour leurs clients, alors que les consommateurs magasinent à toute heure du jour? Pour M. Lussier, la société est rendue trop loin.

« Demander d’être ouvert 24 heures sur 24, c’est inhumain. Ça ne favorise pas la vie personnelle. On ne décide pas de ce que la société veut. On considère qu’on donne accès à nos services à des heures dépassées. On pourrait être ouvert tous les jours de 7 h à 21 h. On ne l’est pas. C’est un choix, et on l’assume », dit-il.

Il ajoute ne pas être rendu au point de demander à ses employés de travailler le samedi et le dimanche. « Ceux qui veulent le faire le peuvent. Il ne faut pas oublier que les clients sont intelligents. Ils ont eux-mêmes une vie à laquelle ils tiennent. Nous donnons du service dans un espace raisonnable et nous croyons qu’ils vont comprendre. Il faut se fier à l’intelligence des gens. C’est une minorité qui veut du service à 7 h à 21 h. Le samedi et le dimanche, c’est encore moins », conclut-il.

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