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Les ainés canadiens se plaignent des conseillers

par Aurélia Morvan | 22 juillet 2019 11h30

Les Canadiens de plus de 60 ans sont plus susceptibles de porter plainte au sujet des services financiers, dit le tout premier Rapport sur les ainés de l’Ombudsman de services bancaires et d’investissement (OSBI), publié en juillet 2019.

Les ainés représentent 30 % de la population canadienne. Pourtant, ils sont à l’origine de 38 % des plaintes reçues par l’OSBI sur deux ans, en 2017 et 2018.

Fonds communs : les conseillers pointés du doigt

En ce qui concerne les investissements, la majorité des plaintes concernent deux produits en particulier. Le plus grand nombre de plaintes déposées par les ainés concernent les fonds communs de placement. Juste derrière viennent les plaintes au sujet des actions ordinaires.

« Leurs plaintes visent principalement les conseils reçus au moment de faire de ces placements », rapporte l’organisme national sans but lucratif. De fait, la convenance des produits de placement conseillés est le premier motif des plaintes en matière d’investissement. L’autre motif de plainte le plus fréquent regroupe la divulgation, la fausse déclaration et le calcul des frais.

La fraude, problème bancaire numéro 1

Du côté des services bancaires, la fraude est le problème le plus souvent rapporté par les ainés de plus de 60 ans. La divulgation de renseignements sur les produits et la fausse représentation sont l’autre motif de plainte le plus répandu parmi les plus de 60 ans.

À noter que chez les personnes âgées de plus de 70 ans, les fonds manquants ou perdus sont le motif entrainant le plus de plaintes, à égalité avec le motif de fraude.

Améliorer les supports de communication

Les ainés font face à différents défis, dont des difficultés liées aux communications. Ils n’ont notamment pas la capacité de concentration nécessaire pour lire des documents d’information souvent trop longs et trop denses, note le rapport.

De ce fait, l’OSBI recommande aux fournisseurs de services financiers et aux organismes de règlementation d’utiliser des documents « plus courts et plus simples que les ainés peuvent également emporter dans le but de les examiner avec des membres de leur famille ou des conseillers de confiance, et ce avant de prendre une décision ».

La maltraitance financière des ainés est une préoccupation récurrente ces dernières années. En 2017 déjà, le Journal de l’assurance avait publié une série de trois textes sur la question :

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