MENU

Les pommes peuvent servir à mousser les ventes

par Vicky Poitras | 18 avril 2010 18h36

Alain Parent a une approche de vente unique. Il envoie des pommes à ses prospects. Il ne s'agit toutefois pas de simples pommes. Celles qu'ils envoient ont toutes été individuellement enfermées dans une boIte et estampillées du mot « santé », directement sur leur peau.Le fruit que M. Parent envoie à ses prospects est accompagné d'une courte note introduisant sa firme, Stratégie financière Impact, qui dit qu'un membre de son équipe entrera en contact avec eux sous peu. « Ce qui est le plus important pour nous est votre santé financière, indique la note. Lorsque le client est contacté, il a peu de difficultés à se rappeler qui lui a envoyé la pomme et le pourquoi de cet envoi.

Par ailleurs, l'Institut québécois de planification financière a adopté la même métaphore dans son matériel promotionnel et a produit un dépliant encourageant la population à rencontrer un conseiller pour le bien de leur santé financière. « J'ai acheté 20 000 de ses brochures et les ai envoyées avec ma carte », dit-il.

M. Parent se dit pratiquement certain qu'aucun autre conseiller financier au Canada n'a tenté ce genre d'expérience auparavant. En plus d'être un comptable certifié et un planificateur financier, M. Parent est aussi pomiculteur. Ainsi, il produit et marque toutes ses pommes lui-même.

M. Parent et sa conjointe Éloïse Lachapelle étaient à la recherche d'une maison de campagne il y a quelques années et ont trouvé un verger à Saint-Joseph-du-Lac, dans les Basses-Laurentides. Ils sont tombés en amour avec la propriété et l'ont acheté.

Ils ont remplacé les vieux arbres par des pommiers plus productifs : des arbres plus minces et plus grands, qui peuvent croitre jusqu'à trois mètres. « Il s'agit d'une approche relativement nouvelle au Québec, puisque les pomiculteurs cultivent plus des arbres de taille standard ou semi-standard », dit M. Parent. Il s'attendait à planter 6 000 autres arbres ce printemps. Son verger comptera alors 18 000 pommiers en tout.

M. Parent a débuté sa carrière en tant que conseiller avec Standard Life en 1991 et est devenu directeur de succursale à la fin des années 1990. Quand l'assureur a décidé de dissoudre sa force de vente en 1999, M. Parent a décidé de transformer sa succursale en bureau d'agent général, qu'il dirige aujourd'hui. Comme il est entré dans l'industrie en tant que comptable certifié, il affirme que l'approche de la planification financière était le mariage parfait pour lui.

Afin d'exécuter des calculs dans sa propre pratique, M. Parent a développé un certain nombre de calculateurs financiers qu'il offre à d'autres conseillers avec un service de para-planification. On peut le consulter au www.planiste.ca. « Nous offrons le logiciel et l'équipe pour faire la planification financière à la place du conseiller. S'il se retrouve dans une situation complexe et qu'il n'a ni le savoir ni le temps pour la traiter, nous le ferons à sa place », explique-t-il.

M. Parent se dit heureux d'aider les conseillers à développer des programmes financiers pour leurs clients, mais il entend conserver pour lui l'avantage promotionnel que lui procurent ses pommes. « Je n'aimerais pas voir un autre conseiller utiliser mes pommes pour promouvoir ses services », dit-il en riant. Toutefois, il offre le service de marquage de pommes à d'autres entreprises intéressées au www.pommesmarquees.ca.

Publicité