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Tag Tracking : un nouveau système antivol investira le marché en juin

par Hubert Roy | 17 mai 2010 13h57

Photo : Unsplash

Un nouveau système antivol investira le marché québécois en juin. Tag Tracking apportera une avancée importante : il sera le premier système à allier marquage et repérage.

Le nouveau système a été conçu par André Boulay, qui est aussi le fondateur de Repérage Boomerang. Il s’est allié à Freddy Marcantonio, aussi un ancien de Repérage Boomerang et un visage bien connu des assureurs et courtiers du Québec. Ils se sont aussi associés à la firme TAG, qui fabrique d’autres dispositifs du genre. M. Boulay y agit à titre de vice-président technologie, tandis que M. Marcantonio y occupe le poste de vice-président, développement des affaires et distribution.

De plus, Aldo Arcaro, consultant et président de Consultant Valeurs, travaillera avec Tag Tracking pour créer des programmes spécifiques à l’industrie de l’assurance. Le Journal de l’assurance a rencontré les trois hommes.

« Compte tenu du degré de sophistication des voleurs, il faut avoir un produit qui va couvrir plusieurs facettes du vol, explique M. Marcantonio. Les courtiers doivent être en mesure d’offrir à leurs clients un produit abordable, ce qui facilitera la tâche des assureurs, qui pourront exiger davantage des systèmes antivol. Le Bureau d’assurance du Canada recommande d’utiliser plusieurs solutions. C’est ce qu’on vise : avoir une protection multi niveaux. »

Tag Tracking appose tout d’abord deux logos de Tag Tracking sur les fenêtres avant du véhicule, pour aviser le voleur que le véhicule est marqué. Tag utilisera un procédé chimique pour cette opération.

« Nous avons choisi le marquage chimique, car il est important que l’aspect préventif soit présent. Nous n’utiliserons pas d’autocollants, car ils disparaissent avec le temps. Dès que ce marquage disparait, le véhicule perd de sa valeur préventive. Le client ne pourra pas enlever notre marquage. C’est un aspect important de notre système, car sinon, le véhicule est deux à trois fois plus à risque de se faire voler », dit M. Boulay.

EncryptR Technology s’attaque aux carences des démarreurs à distance

L’industrie de l’assurance sera sensibilisée à un autre aspect du vol auto, soit les carences des démarreurs à distance.

FlashFinance.ca, une publication soeur du Journal de l’assurance, a appris que Joe Socci s’est joint à la nouvelle division EncryptR Techonogy d’AutoMobilité, un distributeur d’équipements électroniques pour véhicules motorisés. M. Socci était auparavant responsable du secteur des courtiers chez Repérage Boomerang, où il a oeuvré pendant une dizaine d’années.

L’entreprise se spécialise dans le domaine du démarrage à distance, des systèmes de sécurité de véhicule, de détection de radar et dans le secteur audio et vidéo mobile. M. Socci compte sensibiliser assureurs et courtiers aux carences des démarreurs à distance en matière de sécurité.

Il affirme que 40 % des voitures volées sont dotées d’un démarreur à distance. Ces véhicules sont davantage la cible des voleurs, dit-il, parce qu’il leur est facile de contourner les barrières de protection de ce type de démarreur. La technologie de cryptage permet d’éliminer cette faille, ajoute M. Socci.

EncryptR fait appel à une technologie d’encodage pour déjouer de façon numérique les voleurs. Que le démarreur à distance émette un signal à un module électronique de liaison ou à une clé à puce, EncryptR génère un code numérique différent chaque fois que la voiture démarre.

Un marquage des pièces se fait ensuite. Tag innove en faisant un marquage électronique, précise M. Marcantonio. « Chaque véhicule aura des nano-tags cachés dans le véhicule, qui sont de la grosseur d’un trombone. Ils sont électroniques et sans fil », dit-il.

M. Boulay ajoute pour sa part que les pièces les plus recherchées par les voleurs, tels les capots et les parechocs, ne sont pas marqués traditionnellement, vu les risques de rouille. Le marquage de TAG contournera ce problème selon lui. « Chaque nano-tag aura sa propre identité et son numéro de série électronique. Chaque petit dispositif peut être lu à une distance d’une dizaine de pieds », précise-t-il.

Toutes les voitures patrouilles de Tag seront équipées d’antennes, car les nano-tags serviront aussi à faire du repérage. « Quand notre équipe patrouillera, elle pourra identifier tout véhicule volé ou monté avec des pièces volées grâce aux nano-tags », explique M. Marcantonio. Tag disposera d’une centrale de surveillance active 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Le nombre de nano-tags installés variera d’un véhicule à l’autre. L’installateur en découvrira le nombre dans la trousse qu’il aura entre les mains, dans le but de déjouer les voleurs. Plusieurs facteurs entreront toutefois en ligne de compte pour déterminer le nombre de nano-tags à installer, dont le modèle, sa grosseur, entre autres. Au moins cinq nano-tags seront installés sur chaque véhicule. Un modèle de véhicule souvent recherché pour les pièces en comptera plus, tandis qu’un destiné à l’exportation aura plus de dispositifs de repérage. Chaque véhicule aura entre huit et douze dispositifs.

« Ce que ça garantit aux assureurs, c’est qu’on s’occupe aussi des véhicules de moins haute valeur qui sont sujet à se faire démanteler. La majorité des programmes qu’on voit dans l’industrie visent les véhicules de haute valeur et cherchent à contrer l’exportation des véhicules. Tag viendra combler cette lacune », dit M. Arcaro.

Les autres dispositifs de repérage installés en plus des nano tags seront sans fil, une autre nouveauté dans le marché. Chaque dispositif, appelé tag, sera ainsi autonome et ne sera pas relié au véhicule. Tag disposera aussi de son propre réseau de communication et ne dépendra pas des antennes des compagnies de téléphonie cellulaire.

Chaque dispositif de repérage disposera aussi d’une technologie antibrouillage d’ondes. Si un voleur tente d’utiliser un brouilleur d’ondes, le dispositif de repérage le communiquera instantanément à la centrale de surveillance.

Quant à l’installation, Tag travaille à mettre en place un réseau de techniciens qu’elle formera. L’entreprise est présentement en négociation avec un détaillant à cet effet. « La qualité de l’installation est primordiale, voire plus importante que le dispositif lui-même », spécifie M. Boulay. C’est pourquoi une équipe de contrôle de la qualité sera aussi mise en place.

Tag aura aussi un département réservé aux assureurs. « Il travaillera à contrer la fraude vis-à-vis le vol auto. Ça va aider énormément les assureurs dans leurs enquêtes. Un département assistera les courtiers et un autre les réclamations », dit M. Marcantonio.

Les assureurs pourront aussi profiter de la banque de données sécurisée en mémoire de Tag. « On enregistre toutes nos données à tous les jours. Ça donnera de l’information aux assureurs pour détecter des cas de fraude », dit M. Boulay.

Tag Tracking débutera ses activités le 10 juin prochain. Un lancement officiel où seront conviés divers intervenants de l’industrie de l’assurance aura d’ailleurs lieu à cette date. Le produit sera vendu 349,95 $, accompagné d’une garantie de cinq ans. Aucuns frais mensuels ne seront facturés après l’achat. Aucuns frais de repérage ne seront facturés dans l’éventualité où un véhicule volé soit retrouvé.

Tag travaille aussi avec M. Arcaro pour mettre en place un programme d’incitatifs pour les assureurs dans le but de diminuer leurs couts reliés au vol de véhicules, soit la franchise qu’ils paient et la location d’un véhicule au client.

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