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COVID-19 : le RCCAQ demande plus de souplesse aux assureurs

par Hubert Roy | 26 mars 2020 10h15

Il n’y a pas qu’en restauration après-sinistre qu’on demande plus de souplesse aux assureurs de dommages face à la pandémie de la COVID-19. Des courtiers ont les mêmes préoccupations, et ce, particulièrement pour l’assurance des entreprises.

Dans un message diffusé mercredi après-midi, le Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ) a fait savoir qu’il menait des représentations en ce sens auprès des principaux assureurs au Québec.

Le syndicat des courtiers juge qu’il y a une absence de mesures concrètes des assureurs pour pallier les conséquences de la crise à l’égard de plusieurs polices d’assurance. À cet égard, le RCCAQ donne en exemple les risques de suspension de couverture en lignes commerciales. Car de nombreux Québécois font face à des difficultés financières dans le moment, rappelle le RCCAQ dans son message.

« Il est primordial pour le Regroupement de souligner l’urgence d’instaurer des actions concrètes qui permettront aux courtiers de répondre adéquatement et de soutenir efficacement leurs clients touchés par la crise », peut-on lire dans sa missive.

Mesures demandées

Le RCCAQ travaille donc à faire adopter trois séries de mesures par les assureurs. La première est de reporter toute augmentation de primes d’assurance.

Ensuite, le RCCAQ demande le report du paiement des primes par les cabinets à une période de 120 jours Cela permettrait aux courtiers qui n’arriveraient pas à joindre leurs clients ou qui reçoivent des demandes de report de clients en difficulté financière de les accommoder, affirme le Regroupement.

Le syndicat de courtiers demande aussi la mise en place de mesures permettant d’éviter toute suspension circonstancielle de couverture. Le RCCAQ donne en exemple la couverture de bâtiments devenus vacants au-delà de 30 jours.

Mesures en place

Le Portail de l’assurance a répertorié des pratiques d’assureurs qui ont revu leurs politiques depuis le début de la pandémie de la COVID-19. Northbridge Assurance en est un.

Dès le 12 mars, Northbridge a fait parvenir un avis aux courtiers traitant avec elle leur indiquant que les assurés ayant souscrit l’extension de garantie Frais supplémentaires découlant d’une pandémie pourront être indemnisés aux termes de celle-ci, sous réserve des modalités du libellé. L’assureur a aussi confirmé l’authenticité de cet avis au Portail de l’assurance.

Sa porte-parole Amélie Vincent a aussi indiqué au Portail de l’assurance que si un assuré éprouve des difficultés financières en raison de la pandémie, celui-ci devrait contacter son courtier. « Nous travaillerons ensemble à trouver une solution », a-t-elle aussi précisé.

Sous le couvert de l’anonymat, le président d’un grand cabinet de courtage a fait savoir en début de semaine au Portail de l’assurance que Northbridge arrivait au haut de sa liste des assureurs en matière de proactivité face à la situation causée par la COVID-19. « Souplesse dans la souscription et les renouvellements. Assouplissement financier tant pour le client que le courtier en cas de besoin. Avis immédiat de ce qui peut être couvert. Northbridge est très proactif », a affirmé ce courtier.

Le Portail de l’assurance a aussi mis la main sur un autre avis émis par un assureur, soit La Souveraine. L’assureur a émis un avis mercredi 25 mars dans lequel il stipule qu’il allait honorer l’avenant de déclaration d’urgence sur les polices d’assurance des biens et d’assurance de la responsabilité civile auxquelles il est joint.

« Dans le cas des assurés dont le renouvellement est prévu prochainement, cet avenant se prolongera au-delà de la date de renouvellement de leur police actuelle tant et aussi longtemps que durera l’état d’urgence (plus une brève période tampon), sous réserve d’un maximum de 120 jours », peut-on aussi lire dans cet avis.

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