Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) s’insurge contre la façon dont l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (AICA) veut implanter sa norme internationale de capital.
Le BSIF a montré ses couleurs lors de la réunion du comité de direction de l’AICA qui s’est déroulée le 13 novembre à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Il n’a pas donné son appui à cette norme qui vise les assureurs présents sur la scène internationale, parce que sous sa forme actuelle, elle ne convient pas au marché canadien.
Incompatible avec le risque à long terme
Le BSIF estime que la norme de capital est trop contraignante envers les produits d’assurance à long terme, par exemple l’assurance vie permanente.
Ainsi, elle ne cadre pas avec le mandat du BSIF : habiliter les assureurs canadiens à faire face à la concurrence et à prendre des risques raisonnables.
Cinq ans pour rajuster le tir
Au cours de la période de suivi de cinq ans, le BSIF entend poursuivre sa démarche qui vise à établir une norme de capital internationale qui répondra aux attentes de tous les organismes de règlementation.
Entre temps, les assureurs à charte fédérale devront continuer de se conformer aux exigences de son cadre de solvabilité que le BSIF qualifie de robuste.