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Co-operators finance la nouvelle Chaire de recherche en actuariat de l’UQAM

par Justine Montminy | 31 mai 2018 09h45

Photo : Freepik

Co-operators a offert une contribution financière de 500 000 $ qui permettra la création de la Chaire Co-operators en analyse des risques actuariels (CARA) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le Journal de l’assurance était présent à l’inauguration de la Chaire le 30 mai dernier.

Il s’agit de la première structure du genre au Québec dans le domaine de l’actuariat. Les travaux de la Chaire se centreront principalement en assurance de dommages.

« Avec l’expertise de Co-operators, nous continuerons la recherche appliquée en assurance automobile sur le marché québécois et canadien, car nous nous attendons à ce que le marché soit en baisse dans les prochaines années. Les activités de la Chaire s’intéresseront aussi à des produits d’assurance moins conventionnels », précise le titulaire de la Chaire CARA et professeur au département de mathématiques de l’UQAM, Jean-Philippe Boucher.

Travail de prévention plus efficace

Les futurs projets de recherche incluront des analyses de la fraude pour la réclamation, des analyses de la profitabilité à long terme de certains clients et le développement de nouveaux produits d’assurance. La collaboration permettra à la Chaire CARA de poursuivre ses activités au moins jusqu’en 2023. 

« Les modèles de segmentation sophistiqués élaborés par l’équipe de la Chaire permettront de proposer des plans de tarification statistiquement plus équitables et plus justes. Une identification plus précise des causes des sinistres les plus probables ouvrira la voie à un travail de prévention plus efficace », dit le vice-président, intelligence d’affaires et chef des données et de l’analytique chez Co-operators, Carl Lambert.

Selon M. Boucher, la recherche universitaire est grandement liée aux défis pratiques de l’industrie de l’assurance. « Les larges bases de données du monde de l’assurance contiennent énormément d’informations pouvant être utilisées par des modèles avancés de prévision, pour mieux segmenter les risques selon les assurés ou mieux comprendre les incitatifs à la réclamation. Utiliser ces sources est un défi majeur de l’actuariat pour les prochaines années. »

Former de nouveaux diplômés

L’UQAM s’avère un pilier important dans la formation des actuaires au Québec. Le baccalauréat en actuariat compte une douzaine de professeurs et plus de 400 étudiants s’y inscrivent chaque année.

« La moitié de nos actuaires de Montréal proviennent de l’UQAM. Il était donc normal pour nous que le partenariat se fasse au sein de cette université », dit le directeur principal en tarification et segmentation aux bureaux de Montréal de Co-operators, Hugue Laquerre.

La Chaire permettra également de faire le pont entre les étudiants et le milieu. « Tant pour l’UQAM que pour nous, on y voit un avantage. La Chaire donne accès à une bonne intégration entre l’industrie et l’université. Les étudiants auront non seulement accès à des bourses, mais aussi à des gens de l’industrie », explique M. Lambert.

Intensification des efforts en analytique

Le financement de la Chaire s’inscrit dans un désir de croissance en analytique chez Co-operators. En 2017, l’équipe d’analyse des données massives du groupe a permis de modéliser une assurance capable d’endosser le risque d’inondation de rives, malgré le manque de données historiques.

En février dernier, Co-operators a bonifié son équipe relié à l’actuariat en passant de 110 à 120 employés au Québec. « Nous allons continuer d’augmenter nos effectifs au sein de la compagnie et d’investir en actuariat. Nous prévoyons plusieurs embauches, dont des étudiants », a confirmé M. Lambert au Journal de l’assurance.

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