La Financière Foresters a beau exister depuis quelque 150 ans, elle est actuellement en mode croissance et souhaite effectuer un retour aux sources, c’est-à-dire vendre des produits simplifiés aux familles de travailleurs.
Dans le cadre de son repositionnement, dont une bonne partie a eu lieu dans les deux dernières années, Foresters a vendu ses activités de gestion d’actifs américains et a fait l’acquisition de Plan de protection du Canada, qui est essentiellement devenue sa division canadienne. Le personnel de vente de Foresters et celui de Plan de protection du Canada font la promotion des produits des deux entreprises depuis le début de 2021.
Le Portail de l’assurance s’est entretenu avec le président et chef de la direction de Foresters, Jim Boyle. Depuis son bureau personnel, à Boston, M. Boyle a affirmé que l’acquisition de Plan de protection du Canada avait fait renaître le nom Foresters en Amérique du Nord. C’est une bonne chose, dit-il, ajoutant qu’il veut aussi voir Foresters revenir à ses origines.
« La classe moyenne est un marché très mal desservi en matière d’assurances, tant au Canada qu’aux États-Unis », souligne M. Boyle.
De plus, à titre de société de secours mutuel, Foresters est une entreprise socialement responsable, une qualité qui a gagné beaucoup de terrain partout dans le monde au cours des dernières années. Pour sa part, Foresters investit ses profits dans les collectivités de ses clients.
Des avantages automatiques pour les membres
Lorsqu’un client achète un produit de Foresters, il peut devenir membre. À ce titre, il profite automatiquement de différents avantages, tous inclus dans le prix : services d’aide juridique, bourses d’études, investissements dans la collectivité, etc.
« Les conseillers qui veulent se distinguer par leurs produits savent que nous offrons quelque chose de vraiment unique sur le marché : notre engagement envers le Canada, la notoriété de notre marque et notre volet “membre” », explique M. Boyle. Il ajoute que Foresters avait une longueur d’avance sur la plupart des autres compagnies d’assurance vie pendant la COVID-19. En effet, elle avait déjà délaissé le papier et les examens médicaux depuis des années. Sur ce plan, elle s’en tire même mieux que certaines sociétés de technologie des assurances ou de technologie financière.
Un modèle d’affaires qui a fait ses preuves durant la pandémie
« Nous avons eu de la chance d’avoir décidé de vendre à la classe moyenne, tout simplement parce que nous pouvions offrir nos services à distance sans exiger d’examens médicaux ni de prélèvements de fluides. Notre modèle d’affaires s’est avéré hautement efficace en temps de COVID. Nous n’avions qu’à le mettre en pratique, tandis que d’autres ont dû changer leur modèle. »
« C’est ce qui nous a mis sur le chemin de la croissance pour soutenir les conseillers et le marché canadiens. »
La stratégie de Forester semble effectivement porter ses fruits. Plan de protection du Canada a dépasser sa cible de vente pour la première moitié de 2021.
Par l’intermédiaire de sa filiale, Foresters est devenue la troisième compagnie d’assurance vie en croissance au Canada en 2020, et la deuxième pour ce qui est des ventes réalisées cette année-là.
Une offre grandissante
Au départ, on connaissait Plan de protection du Canada pour ses produits d’assurance vie offerts aux personnes difficiles à assurer. Elle a depuis élargi sa gamme de solutions et offre désormais de tout, des produits à acceptation garantie aux assurances traditionnelles à émission simplifiée.
Ensemble, Foresters et Plan de protection du Canada traitent avec environ 35 000 conseillers au Canada. Toutefois, Jim Boyle est d’avis que ce nombre ira croissant, surtout compte tenu de la vigueur des ventes cette année.
Plan de protection du Canada s’adresse à la classe moyenne depuis un bon moment déjà, souligne M. Boyle, ce qui permet à l’ensemble de Foresters de croître et de servir ses clients de façon à la fois moderne et simple.
La présence de la marque
« Je pense que les conseillers constateront un engagement renouvelé envers le marché canadien de la part de l’entité formée par Plan de protection du Canada et Foresters. » – Jim Boyle
Ce que les conseillers aiment de Foresters, croit M. Boyle, c’est qu’il ne faut que quelques jours pour établir la plupart des polices et verser les commissions. Au Canada, cependant, la présence de la marque passe surtout par Plan de protection du Canada.
« Nous nous attendons à accueillir de nouveaux employés, conseillers et membres, tout le temps, affirme M. Boyle. Nous sommes assurément en mode croissance à nos yeux. Je pense que les conseillers constateront un engagement renouvelé envers le marché canadien de la part de l’entité formée par Plan de protection du Canada et Foresters. »
Une appli de mieux-être
Entretemps, Foresters ne se repose pas sur ses lauriers, dit M. Boyle. Elle a conçu une application de mieux-être, semblable à Vitalité de Manuvie, qui offre un suivi de la santé et du mieux-être et qui propose des défis et des incitatifs pour encourager les utilisateurs à adopter des comportements sains. Comme elle est une société de secours mutuels, Foresters offrira cette appli gratuitement à tous ses titulaires de police. Le produit sera lancé au troisième trimestre de 2021.
Non à la démutualisation
Nombre d’assureurs vie au Canada ont opté pour la démutualisation dans les dernières années. Toutefois, ce n’est pas une option envisagée par M. Boyle.
« Je ne veux pas faire un appel public à l’épargne parce que je pense que nous avons la structure optimale pour une compagnie d’assurance vie. Il s’agit de la meilleure valeur pour le conseiller comme pour le consommateur. »