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Great-West : La fusion avec Canada-Vie plus payante que prévu

par Vicky Poitras | 13 juin 2006 15h01

Les économies d’échelle supérieures aux attentes lors de l’intégration de Canada-Vie et d’excellentes performance des ventes ont permis à Great-West de connaître un bénéfice exceptionnel en 2005.Great-West affirme toutefois dans son rapport annuel 2005 que la vigueur du dollar canadien a entravé la croissance du bénéfice. Elle croit que ce scénario se répétera en 2006 et sera même plus défavorable, débouchant sur un bénéfice moindre qu’en 2005. Great-West s’attend à ce que l’impact négatif du taux de change sur ses bénéfices de 2006 soit de l’ordre de 130 à 140 millions$.

Le bénéfice attribuable aux actionnaires après ajustements a crû de 9,0% en 2005 par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 1,7G$. Pour sa part, le rendement de l’avoir des actionnaires a atteint 20,7%.

De bons résultats du côté de l’exploitation canadienne expliquent en partie ce bénéfice. Cette branche a d’ailleurs fait croître son bénéfice de 20%. Parmi les facteurs positifs, l’acquisition de Canada-Vie a produit de meilleures économies que prévu. Aussi, une croissance de 50% des nouvelles primes d’assurance vie universelle a aidé le secteur de l’assurance vie à connaître une croissance de 14% avec des ventes totales de 172M$.

L’assurance collective s’est également montrée un moteur de croissance majeur, grâce à de bons résultats en assurance maladie, en assurance dentaire et en invalidité de longue durée. Les fonds de placement ne sont pas en reste avec une croissance de leur actif de 20%.

Les produits individuels de protection du vivant ont cependant moins bien fait, voyant leurs ventes en termes de nouvelles primes se fixer à 45M$, dont 20M$ en maladies graves. Elles ont ainsi reculé globalement de 4% (5% en maladies graves et 4% en assurance invalidité).

Malgré ses bons résultats au pays, Great-West considère que le marché de l’assurance est saturé au Canada. Aussi, elle continue de se tourner vers les marchés extérieurs pour y obtenir de la croissance.

Ce ne fut toutefois pas le cas du côté de l’exploitation américaine, qui a vu son bénéfice net chuter de 5% en 2005 par rapport à 2004. Great-West invoque les problèmes de taux de change pour expliquer cette contreperformance. L’assureur note également que le marché des avantages sociaux est très concurrentiel, avec les employeurs à la recherche des meilleurs prix.

Du côté de l’exploitation européenne, le bénéfice net a crû de 12%, notamment en raison de l’achat du bloc d’affaires en rentes immédiates au Royaume-Uni. La vente d’activités aux Bermudes et au Brésil, que Great-West inclut dans ses résultats européens, a aussi contribué à la croissance.

Les activités étrangères ont généré plus de la moitié du bénéfice net consolidé de Great-West en 2005. Avec un bénéfice net de 773 millions$, la division canadienne a généré 45% du bénéfice net consolidé. Avec un bénéfice net de 606M$, la division américaine a contribué au bénéfice net consolidé à hauteur de 36%. L’Europe a fermé la boucle avec un bénéfice net de 399M$, soit 19% du bénéfice consolidé.

Great-West profite par ailleurs de son rapport annuel pour faire étalage de parts de marché qui confirment son rôle de leader au Canada. L’assureur détient en fait 34% du marché des fonds distincts collectifs, 31% de celui des fonds distincts individuels, 31% de celui des produits de protection du vivant individuelle, 25% de celui de l’assurance vie-individuelle et 23% de celui de l’assurance collective destinée aux employeurs.

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