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GroupAssur repris par 3 cadres de l’entreprise

par Marie-Claude Frenette | 01 novembre 2013 10h57

GroupAssur s’offre pour son 20e anniversaire un changement de garde. Après sept ans à la tête du grossiste, le président, Pierre Lambert, aussi copropriétaire du courtier La Turquoise, passera le flambeau à trois de ses employés : Jean-François Raymond, Micheline Morency et sa fille Marie-Philippe Lambert.
C’était un secret de polichinelle pour les courtiers qui font affaire avec GroupAssur. Depuis quelques mois, les dirigeants du grossiste tâtaient le pouls de leur clientèle au sujet de la possibilité que M. Lambert vende ses actifs. Il semble que les clients aient été pour la plupart favorables à la transaction, puisqu’elle se concrétisera officiellement le 31 décembre prochain.

M. Raymond sera le nouveau président. Mme Morency, souscriptrice de longue date, occupera la position de vice-présidente, opérations et souscription. Mme Lambert deviendra vice-présidente, développement des affaires. « Vingt ans après avoir fondé GroupAssur, j’ai aujourd’hui l’occasion de lui donner un second souffle, et ses employés actuels sont les mieux placés pour conserver la nature même de l’entreprise. La consolidation des assureurs est favorable aux grossistes. Je suis convaincu que GroupAssur continuera d’avoir sa place pour un autre vingt ans », a dit le président sortant.

En entrevue avec le Journal de l’assurance, M. Raymond a ajouté que GroupAssur miserait notamment sur son expérience pour se démarquer. « Des grossistes qui apparaissent du jour au lendemain, il y en a plein, mais un grossiste qui possède 20 ans d’expérience comme nous, c’est plus difficile à trouver », dit-il.

Rafraichir sa marque

M. Lambert a fait cette annonce en compagnie de ses successeurs, lors d’un déjeuner auquel ses partenaires d’affaires étaient invités, le 10 octobre. GroupAssur a voulu, par l’entremise de son 20e anniversaire, rafraichir son équipe, mais aussi sa marque. Les nouveaux actionnaires ont dévoilé un nouveau site Web ainsi qu’un logo revampé. Ils ont aussi énoncé leur vision du futur de l’entreprise. « Notre objectif est simple. Nous voulons être LA solution des courtiers », a lancé M. Raymond. Il a expliqué au Journal de l’assurance que GroupAssur se spécialiserait de plus en plus. « On veut se spécialiser dans les dossiers plus difficiles. »

Les dirigeants ont aussi fait part de leur intention de poursuivre leur expansion dans le marché canadien, en ayant notamment une présence plus accrue dans les cabinets. Un nouveau poste strictement dédié au développement des affaires a d’ailleurs été créé à Edmonton, en Alberta, où la compagnie possède déjà des bureaux. M. Raymond ne nie pas vouloir profiter du boum économique dans la région.

« Toutes ces initiatives vont de pair avec la décision de l’équipe en place d’augmenter considérablement le budget accordé au markéting. Avant, on n’y investissait rien. Il y a de plus en plus de grossistes, et on veut accentuer notre rayonnement », explique M. Raymond.

Le site Web de l’entreprise sera beaucoup plus fonctionnel et interactif. « Nous n’irons pas sur les réseaux sociaux, puisque ce n’est pas utile pour nous, mais nous allons offrir de plus en plus de services en ligne », dit Marie-Pierre Lambert. GroupAssur étudie d’ailleurs la possibilité d’instaurer la souscription en ligne pour certains produits.

Malgré quelques changements, Pierre Lambert mentionne qu’il s’agira tout de même d’une transition fluide, M. Raymond occupant déjà un poste de direction au sein de l’entreprise. M. Lambert garde aussi un lien avec l’entreprise. Il portera le titre de président du conseil d'administration. Ce dernier précise que son rôle sera plutôt détaché et s’apparentera à celui du service-conseil externe.

Un des objectifs de la transaction était, selon ses dires, de se consacrer à La Turquoise, dont il est copropriétaire. « Être copropriétaire d’un gros courtier et président d’un grossiste, disons que ça cohabitait mal. Ça pouvait ne pas trop être clair dans l’esprit des gens. Certains pouvaient se demander si nous favorisions un courtier », dit M. Lambert.

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