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Les embauches faites pour pallier les départs à la retraite diminuent

par Hubert Roy | 24 octobre 2018 13h30

Robert LaGarde

Entre 2011 et 2016, près de 50 % des embauches en assurance de dommages visaient à pallier le départ d’employés, notamment pour la retraite. Cette proportion est de 40 % en 2017 et en 2018.

Cette donnée provient de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages. L’organisme s’est associé à Finance Montréal pour commander une étude à la firme Aviseo Conseil dans le but d’établir un plan d’action pour déterminer les compétences du futur des professionnels de l’industrie.

La Coalition y révèle par ailleurs que 60 % des embauches effectuées en assurance de dommages visent à soutenir la croissance des entreprises. L’industrie a par conséquent d’importants besoins de main-d’œuvre qualifiée, dit son président et chef de la direction Robert LaGarde.

Il ajoute que les employeurs recherchent des candidats aux habiletés relationnelles élevées, se positionnant davantage comme des conseillers que des vendeurs. M. LaGarde indique aussi que les employeurs privilégient l’apprentissage par la pratique. Ainsi, le sens du service à la clientèle, les capacités d’analyse et les habiletés en vente sont des aptitudes convoitées.

Un plan d’action s’en vient

M. LaGarde ajoute que les changements de comportements des consommateurs changent. L’émergence de nouvelles technologies a aussi des effets.

« En quête d’une expérience marquante, le client s’attend à un service plus personnalisé au même titre que celui qu’il recevrait d’un avocat ou d’un planificateur financier, par exemple. Si les compétences relationnelles sont au cœur des attentes des employeurs, certaines tâches moins complexes pourraient être dorénavant exécutées par des processus automatisés et robotisés », dit M. LaGarde.

La Coalition a rassemblé aujourd’hui même des représentants de l’industrie et des centres d’enseignement pour y discuter des constats de l’étude et réaliser des ateliers de cocréation. « De cette rencontre émanera un plan d’action dont la clé du succès est l’implication des entreprises et des maisons d’enseignement avec la Coalition », révèle M. Lagarde

 

La suite ? À lire lundi prochain

Le problème à corriger, c’est que les maisons d’enseignement ne sont pas en adéquation avec les besoins de l’industrie, souligne la Coalition. FlashFinance.ca, une newsletter Web avec mur payant appartenant au Journal de l’assurance, traitera de cet enjeu soulevé par cette étude dans son édition de lundi prochain.

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