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Vertus des fonds communs dans le décaissement

par Alain Thériault | 26 janvier 2011 14h24

L’industrie des fonds communs prend aussi le virage du décaissement. Outre les fonds de série T, différents portefeuille de fonds communs axés sur le revenu assaillent le marché.

Pour Chris Pepper, directeur des relations avec les médias chez Fidelity, si le produit Portefeuilles Fidelity Remplacement de Revenu n’a pas levé comme prévu, c’est que la mentalité du décaissement ne s’est pas encore solidement installée. Le fonds qui avait levé environ 20 millions de dollars (M$) peu après sa sortie au début de 2008 atteint aujourd’hui un actif de 20,8 M$.

Fidelity continue de croire fermement à son produit. « Nous avons étudié la transition vers la retraite au plan mondial durant des années. Nous avons découvert que les gens ne prennent plus leur retraite à 65 ans pour jouer au golf uniquement. Ils prennent leur retraite plus tôt et mène ensuite une vie plus active que dans le passé. Les Canadiens savent que leur retraite durera plus longtemps et ont besoin de solutions financières en ce sens », soutient M. Pepper.

Financière Sun Life Canada
croit aussi aux vertus des fonds communs pour cette clientèle. Elle n’a pas hésité à lancer sa propre compagnie de fonds communs plus tôt cette année, principalement pour capter la vague des babyboumeurs, explique quant à lui Stéphane Beaumier, vice-président régional, réseau carrière à la Sun Life.

À l’instar de M. Pepper, il croit que la philosophie du décaissement tarde à s’imposer dans l’industrie et chez les consommateurs. « La crise économique a retardé le processus, croit-il. Par exemple, les résultats préliminaires de notre Indice du report de la retraite montrent que les gens tendent à reporter le moment de la retraite ou planifient de la prendre tout en continuant de travailler à temps partiel. » Dans une telle situation, les gens auront plus que jamais besoin de conseils, prévoit M. Beaumier.

Alain Thériault

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