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Des régulateurs de la Colombie-Britannique suspectent un système de Ponzi

par Justine Montminy | 06 août 2018 09h45

La British Columbia Securities Commission (BCSC) a publié un avis d’audience alléguant que Todd Norman John Bezzasso, Bezzaz Holdings Group, Nexus Global Trading, Wei Kai Liao (aussi connu sous le nom de Kevin Liao) et Fiorino Corsi ont participé à un stratagème d’investissement frauduleux (système de Ponzi).

M. Bezzasso était l’unique administrateur et dirigeant de Bezzaz et de Nexus, M. Liao était un chercheur pour Bezzaz et un agent d’assurance agréé, et M. Corsi était un chercheur pour Bezzaz et Nexus, informe le régulateur. Les trois hommes sont des résidents de la Colombie-Britannique.

L’Autorité des marchés financiers explique la fraude de Ponzi comme étant un stratagème qui « consiste à prendre l’argent d’un investisseur pour payer de faux rendements à d’autres investisseurs ou simplement pour rembourser les investisseurs qui veulent récupérer leur argent. Les fraudeurs peuvent ainsi donner une fausse impression que l’argent investi rapporte de bons rendements et qu’il n’y a aucun problème pour récupérer son argent ».

5 millions de dollars de recueillis

Le directeur général de la BCSC allègue qu’entre février 2015 et mars 2016, M. Bezzasso a collecté environ 5 millions de dollars auprès d’investisseurs via les entreprises Bezzaz et Nexus.

« Il a déclaré aux investisseurs que les sociétés génèreraient des rendements mensuels à partir de divers investissements et produits, après qu’il ait su ou auraient dû savoir qu’elles ne génèreraient pas des rendements suffisants pour payer les investisseurs, comme promis. En février 2015, Bezzasso exploitait un système de Ponzi, les investisseurs existants étant payés par des fonds provenant de nouveaux investisseurs », affirme le régulateur.

Difficultés à payer les investisseurs

L’avis allègue également que M. Liao a conseillé des investisseurs qui ont investi environ 1,6 million de dollars dans l’entreprise Bezzaz, bien qu’ils n’aient pas été enregistrés en vertu de la Securities Act. « Il aurait recueilli 382 000 $ après avoir su que Bezzaz avait des difficultés à payer les investisseurs. Il n’a pas révélé ce qu’il savait à ces investisseurs », a déclaré la BCSC.

L’avis allègue aussi que M.Corsi a recueilli 15 000 $ auprès d’un investisseur de Nexus après avoir appris que Bezzaz et Nexus avaient des problèmes pour payer les investisseurs. Il ne l’a toutefois pas révélé à l’investisseur.

Ces allégations n’ont toutefois pas été prouvées. Selon la BCSC, l’avocat du directeur général demandera à un groupe de commissaires de fixer les dates d’une audience sur les allégations le 11 septembre prochain.

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