Les violentes tempêtes qui ont balayé la région du Grand Toronto et le sud de l’Ontario au début de septembre ont causé des pertes assurées estimées à 563 millions de dollars, selon un rapport préliminaire publié trois semaines après les événements par Catastrophe Indices and Quantification Inc. (CatIQ).
« Les orages ont provoqué des pluies torrentielles, des crues soudaines, des vents violents et de la grêle destructrice qui ont touché des dizaines de milliers d’habitants », indique le Bureau d’assurance du Canada (BAC) dans son communiqué annonçant cette première estimation des pertes assurées. « Outre les dégâts causés par les inondations, les dégâts dus au vent et à la grêle ont été considérables. »
CatIQ décrit une situation semblable dans son propre rapport. « Plusieurs journées de chaleur et d’humidité dans la région ont pris fin abruptement lorsqu’une série de violents orages de fin de saison a balayé le sud de l’Ontario les 2 et 3 septembre. De très gros grêlons, des rafales de vent destructrices et des pluies torrentielles ont frappé la région, de Windsor à Ottawa, provoquant plusieurs tornades et rafales descendantes confirmées. Toronto a été l’un des endroits les plus durement touchés », indique CatIQ, qui précise que les grêlons ont atteint la taille de balles de ping-pong à certains endroits, tandis que des rafales de vent ont fait fléchir la paroi latérale d’un grand complexe sportif. « Des crues soudaines ont entraîné la fermeture de grands axes routiers et laissé des automobilistes immobilisés, nécessitant des opérations de sauvetage. »
Selon le rapport de CatIQ, les pertes assurées de 563 millions de dollars comprennent les réclamations en assurance de biens et en assurance automobile, ainsi que les frais supplémentaires de règlement des sinistres. CatIQ souligne qu’il est généralement rare que des tempêtes d’une telle intensité, particulièrement celles accompagnées de gros grêlons, frappent directement Toronto.
« Les gouvernements doivent agir plus rapidement pour renforcer les infrastructures qui protègent les collectivités, investir dans des mesures qui préviennent les pertes avant qu’elles ne surviennent et fournir aux Canadiens les renseignements dont ils ont besoin pour comprendre leur risque d’inondation », a déclaré Amanda Dean, vice-présidente pour l’Ontario et les provinces de l’Atlantique au BAC, dans une déclaration publiée à la suite de la diffusion des données de CatIQ. « Ces mesures sont essentielles pour protéger les habitations et les entreprises, limiter les pertes futures et réduire les coûts d’assurance à long terme. »