Comment Julie Saucier qualifie-t-elle le besoin de formation en assurance de dommages ? « Il est très grand », dit la directrice générale de l’Institut d’assurance de dommages du Québec (IADQ).
« Le Québec est en pénurie de main-d’œuvre. Ça laisse de grands trous », dit-elle.
Elle donne comme exemple le secteur de l’assurance agricole. La directrice générale de l’IADQ souligne qu’on y retrouve de moins en moins de gens spécialisés et connaissants. Souvent, ces gens sont développés à l’interne des entreprises. L’Institut réfléchit ainsi comment elle peut intervenir dans de tels segments ayant des besoins criants de formation.
Aussi, avec le vieillissement de la population, il est primordial de parler de relève, dit Mme Saucier. « Il faut aller la chercher, ajoute-t-elle. L’industrie doit travailler à embarquer cette relève, car aux premiers abords, l’assurance, ce n’est pas sexy. C’est pourtant un domaine très varié. Quand les gens y entrent, ils en sont surpris. Ils ne s’attendent pas à cela. Ils y retrouvent des opportunités incroyables. »
Elle ajoute que l’industrie de l’assurance a aussi la qualité de pouvoir développer ses gestionnaires en son propre sein, ce qui n’est pas le cas dans toute industrie. « Il faut répondre à ce que les jeunes veulent. Les employeurs doivent donc être flexibles au niveau de l’horaire, notamment si on veut les attirer en région », dit Mme Saucier.
Les nouveaux arrivants seront une solution pour contrer cette pénurie de main-d’œuvre en assurance. L’Institut en forme d’ailleurs qui arrivent au pays avec zéro connaissance en assurance. Une formation de quatre semaines en salle leur est dispensée.
« Il y a moyen de faire une belle carrière en assurance pour eux. C’est aussi une belle façon pour les entreprises en assurance de recruter. Les nouveaux arrivants sont des gens motivés, qui passent facilement leur examen pour obtenir leur permis », dit Mme Saucier.
Dans certains cas, la barre est haute pour ces gens. Ceux qui arrivent du Moyen-Orient ont rarement été témoins d’inondations dans leur vie. Ils ne savent donc pas nécessairement ce qu’est un drain français. « Quand on les forme, ce n’est pas seulement dans le but qu’ils passent leur permis. On veut qu’ils comprennent ce qu’est l’assurance. »
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