Une série de données sur les régimes de retraite publiées par différentes firmes font toutes état de rendements positifs pour les caisses de retraite et de résultats favorables pour les participants.
Les régimes de retraite à prestations déterminées suivis par RBC Services aux investisseurs, par exemple, ont enregistré un rendement de 6% au deuxième trimestre de 2026. « Pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2025, les actions et les titres à revenu fixe ont tous deux généré des rendements positifs pour les régimes de retraite canadiens à prestations déterminées », indique la firme. Elle ajoute que les régimes dont elle assure la garde ont également enregistré un rendement de 6,4% depuis le début de l’année.
« Ce trimestre a constitué un test de résistance pour les hypothèses de diversification qui sous-tendent la plupart des politiques de placement. Nous constatons chez les promoteurs de régimes un intérêt croissant pour mieux comprendre leur exposition à l’IA (intelligence artificielle), et pas seulement la répartition de leurs actifs par catégorie », affirme Isabelle Tremblay, directrice, Solutions clients et responsable du segment des détenteurs d’actifs chez RBC Services aux investisseurs.
Les titres à revenu fixe ont enregistré des gains pour toutes les échéances, les régimes clients affichant un rendement de 3% pour le trimestre et de 3,2% depuis le début de l’année. « Les obligations à plus longue échéance ont mené la marche, alors que les rendements obligataires à long terme ont diminué. L’évolution la plus importante pourrait toutefois être ce qui attend maintenant les promoteurs de régimes », ajoute la firme. « La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25% tout au long du trimestre. Alors que les taux se situent dans la partie inférieure de la fourchette neutre et que les perspectives sont soumises à des risques dans les deux sens, la sensibilité aux taux d’intérêt tant des actifs que des passifs des régimes demeure un facteur clé à considérer pour les promoteurs. »
La performance se modère en juin
TELUS Santé a pour sa part publié ses données pour juin 2026, qui montrent que ses portefeuilles de régimes représentatifs ont enregistré un rendement de 1,2% au cours du mois.
« L’indice des marchés boursiers mondiaux développés et émergents a affiché un rendement de 2,2% en dollars canadiens, tandis que les actions canadiennes ont terminé le mois avec un rendement de 1,1%, indique la firme. Les rendements des obligations à court terme du gouvernement du Canada ont diminué d’environ 0,03%, tandis que ceux des obligations à long terme du gouvernement du Canada ont reculé d’environ 0,02% au cours du mois. Les écarts de crédit des obligations de sociétés ont augmenté de 0,02% pour les obligations à court terme et diminué de 0,03% pour les obligations à long terme. »
« Le premier semestre de 2026 a été tout sauf calme », souligne Michael Reid, associé chez TELUS Santé au sein de la pratique Solutions pour la santé, la retraite et les avantages sociaux de l’entreprise.
Incidence sur les participants
De son côté, l’outil de suivi du revenu des régimes d’accumulation de capital (CAPit) d’Eckler Ltd. calcule l’incidence de la performance sur les participants. La firme affirme que les résultats ont été favorables, soulignant qu’un participant prenant sa retraite à la fin de juin 2026 a atteint un ratio brut de remplacement du revenu de 70,5%, comparativement à 68,6% en mars 2026. Une participante a atteint un ratio de 68,7%, en hausse par rapport à 66,9%. La firme affirme que ces chiffres représentent les meilleurs résultats enregistrés en 17 ans.
Cela dit, elle ajoute que les pressions exercées sur les finances quotidiennes commencent à se refléter dans le comportement des participants, certains régimes observant déjà une diminution des niveaux de cotisation au début de 2026.
« Trouver un équilibre entre les pressions financières immédiates et les besoins futurs à la retraite n’est pas simple, et il n’existe pas de solution unique qui convienne à tous les participants. Toutefois, à tout le moins, maintenir un certain niveau de participation continue aux régimes d’épargne en milieu de travail, même à des niveaux réduits, peut contribuer à préserver les résultats à long terme pendant que les participants composent avec les réalités financières actuelles. »