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Un canevas pour encadrer le processus d’innovation

par Alain Castonguay | 04 juillet 2018 07h00

Photo : Freepik

Favoriser l’innovation à l’interne ou chez ses fournisseurs est certainement une nécessité, tous secteurs confondus. En assurance, il existe des spécialistes qui peuvent aider l’industrie à confirmer la valeur d’une idée et la transformer en application concrète.

Carol Roy, vice-président principal de V-NEO et aussi responsable du Centre d’innovation et de performance en assurance (CIPA), filiale de cette firme de consultants, et Patrick Bourbeau, chef de l’innovation chez V-NEO, ont présenté leur démarche lors de la deuxième édition d’Insurtech Québec. Le CIPA a été créé il y a deux ans afin de prolonger l’innovation issue des jeunes pousses (startups) dans les technologies de l’assurance vers une application concrète dans l’industrie.

Savoir qui choisir

Comme l’univers des insurtechs est en expansion croissante, il faut savoir choisir avec laquelle l’assureur veut entreprendre son partenariat. Même s’il faut laisser de la latitude à l’innovation, la démarche exige quand même une certaine discipline. On peut ainsi faire atterrir des projets concrets plus rapidement, dit M. Roy.

V-NEO a ainsi développé l’approche INNOCASE, laquelle a été présentée par Patrick Bourbeau. La démarche est structurée en trois grandes étapes. La première : structurer l’opportunité. « On cherche à distinguer quels sont les problèmes et les défis, quelles sont les opportunités et les menaces », dit M. Bourbeau.

Vient ensuite la phase visant à comprendre l’offre et créer une synergie avec l’écosystème des insurtechs. « On crée une relation d’affaires en vérifiant que la solution proposée est mature », dit M. Bourbeau.

Si tout se passe bien, la dernière étape est de valider le modèle d’affaires.

Classer les insurtechs

V-NEO s’occupe de classer les insurtechs dans ce large spectre de l’innovation. On passe de la découverte à l’idéation, puis à l’expérimentation.

Le consultant essaie d’encadrer les relations entre la startup et l’assureur, avec des réunions en groupes de travail à intervalles réguliers, dans un processus qui ne devrait pas se prolonger au-delà de trois mois. M. Bourbeau insiste sur la nécessité d’accélérer la courbe d’apprentissage (« learn fast ») et de s’ajuster rapidement en cas d’échec probable (« fail fast »).

L’objectif est de s’adapter selon les résultats obtenus lors de l’expérimentation et de corriger les orientations du projet en cours de route. Cette révision se fait conjointement par les commanditaires et les spécialistes de la technologie.

« On vise à obtenir un produit livrable en fonction du consommateur visé et du besoin que l’on désire combler. On peut avoir une bonne idée, la solution fonctionne, mais il faut trouver le chemin pour la concrétiser », précise M. Bourbeau.  

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