L’estimation finale des dommages assurés causés par le feu qui a touché Jasper en Alberta il y a deux ans atteint 1,304 milliard de dollars (G$). L’évaluation a été publiée par Catastrophes Indices and Quantification (CatIQ) dans un communiqué.
Le 22 juillet 2024, deux feux de forêt sont déclarés dans le parc national de Jasper, un au sud et l’autre au nord-est de la municipalité. L’évacuation a rapidement été requise en raison des conditions de sécheresse extrême dans la région et des vents violents en provenance du sud qui transportaient les tisons vers la municipalité.
Dans la soirée du 24 juillet, les flammes sont vite devenues incontrôlables et le brasier a fini par atteindre la municipalité. Quelque 358 des 1 113 structures de Jasper ont été endommagées ou détruites par le feu entre le 22 juillet et le 17 août 2024.
Il s’agit du sinistre le plus coûteux des années 2020 causé par des feux de forêt. « Même si le territoire touché était relativement petit, cela nous rappelle qu’un petit nombre de réclamations peut engendrer des pertes considérables. Parmi les 220 événements recensés dans la base de données de CatIQ sur les pertes liées aux catastrophes naturelles, Jasper affiche la valeur moyenne la plus élevée des réclamations, tant pour les biens personnels que commerciaux », précise Laura Twidle, PDG de CatIQ.
La cinquième estimation par CatIQ, publié il y a un an, rapportait de pertes totalisant 1,313 G$. La quatrième évaluation, publiée six mois après le sinistre, se chiffrait à 1,233 G$.
Autre estimation
L’année 2026 ne donne pas de répit aux équipes de réclamation. Durant le premier semestre au Canada, plus de 100 000 réclamations ont été faites aux assureurs pour des dommages causés par le feu ou les événements météorologiques extrêmes, rapporte CatIQ.
Dans le cas des orages violents qui ont touché la Saskatchewan et le Manitoba, les 9 et 10 juin dernier, qui ont provoqué une tempête de grêle et des tornades, CatIQ a déjà haussé son estimation des dommages assurés. Une nouvelle estimation a été publiée six semaines après l’événement.
Celui-ci atteint désormais 850 millions de dollars (M$), au lieu des 728 M$ annoncés un mois après l’événement. La hausse est attribuable à des réclamations pour des dommages en assurance automobile, rapporte CatIQ.
Mme Twindle souligne que, contrairement au feu de Jasper, ces événements météorologiques extrêmes ont touché des agglomérations urbaines. En date du 22 juillet, ces catastrophes survenues les 9 et 10 juin 2026 arrivent en 3e place parmi les sinistres ayant généré le plus grand volume de réclamations, selon CatIQ.
Par ailleurs, le 23 juillet, le Bureau d’assurance du Canada a rendu publique une autre estimation faite par CatIQ des dommages assurés en lien avec les pluies torrentielles des 20 et 21 juin dernier dans la région de Montréal, particulièrement dans les quartiers de l’Ouest-de-L’Île de Montréal. L’évaluation faite un mois après le sinistre est de 409 M$.
On s’attend à ce que les orages qui ont forcé l’annulation de la fête du Canada, le 1er juillet dernier, aient aussi causé des dommages assurés qui dépasseront les centaines de millions de dollars dans la région d’Ottawa.