Les entreprises de règlementation et de conformité au Canada peuvent connaitre une expansion exponentielle au cours des prochaines années, mais le manque de sensibilisation, de collaboration et d’écosystèmes nécessaires l’entravent, disent des membres de l’industrie de la technologie de règlementation (regtech).
« Les firmes d’investissement se sentent enceintes des possibilités offertes par la technologie », a souligné Lori Weir, PDG et cofondatrice de Four Eyes Financial, société basée à Saint John, au Nouveau-Brunswick, lors d’une conférence tenue à Toronto.
« Le problème avec cette grossesse est que personne ne veut réellement accoucher. Est-ce que quelqu’un dans votre organisation a donné naissance à une initiative technologique ? La période de gestation est tellement longue. »
Une croissance de 23 % d’ici 2023
Le secteur des regtechs, un sous-ensemble de la fintech, a atteint 3,7 milliards de dollars dans le monde, le corridor Toronto-Waterloo occupant une place importante au Canada. L’industrie totale devrait augmenter de 23 % à 12 milliards de dollars d’ici 2023, affirme Wendy Rudd, membre du conseil d’administration de la toute nouvelle Association canadienne de la technologie règlementaire.
Lori Weir a dit que le rêve d’un secteur florissant des technologies règlementaires était possible grâce au rôle plus important de la conformité dans les services financiers, combiné à la puissance des applications dans le cloud et à sa capacité à mener des expériences avec des partenaires technologiques.
Besoin d’interfonctionnalité
Mais elle a déclaré que le secteur des regtechs devait devenir interfonctionnel et prédictif pour aller de l’avant. De plus, les utilisateurs doivent avoir confiance dans les outils qu’ils utilisent, notamment pour préserver la confidentialité et la sécurité.
Gregory Smith, directeur général, responsable de la gestion de patrimoine pour le Canada chez Accenture, a ajouté que le secteur avait également besoin d’un coup de pouce. « Nous avons besoin d’un appel à l’action. Il est urgent d’utiliser des organisations innovantes de regtech et de fintech pour combler les lacunes en matière d’innovation et les éléments manquants. Il y a tellement de priorités contradictoires. »