L’Institut de planification financière (IPF) cherche actuellement une nouvelle personne pour prendre les rênes de la direction. La présidente-directrice générale (PDG) par intérim, Isabelle Levesque, est entrée en poste le 20 avril dernier, quelques jours après le départ de Caroline Champagne à la tête de l’institut de formation.
Mme Levesque, qui a occupé plusieurs postes de direction, notamment à la Fondation du Centre jeunesse de Montréal (aujourd'hui la Fondation des jeunes de la DPJ), à Oxfam-Québec, aux Petits Frères ainsi qu’à la Fondation du CHU Sainte-Justine, remplace temporairement sa prédécesseure, Mme Champagne, avocate et ex-syndique à la Chambre de la sécurité financière (CSF). Cette dernière est entrée en poste à l’IPF le 20 octobre 2025 et a tiré sa révérence environ 6 mois plus tard, le 17 avril 2026.
Avant elle, Chantal Lamoureux a quitté la direction le 3 juillet 2025 après près de 5 ans à la tête de l’institut de formation. Salomon Gamache avait alors assuré l’intérim quelques mois, jusqu’à l’arrivée de Mme Champagne.
D’ailleurs, en février dernier, l’ex-vice-président développement et qualité de la pratique de l’IPF a été nommé directeur adjoint aux enquêtes du syndic de la nouvelle Chambre de l’assurance, tandis que Mme Lamoureux en est la PDG, une nomination officialisée en juin 2025 par le ministre des Finances, Eric Girard.
Rappelons que la Chambre de l’assurance est le fruit de la fusion entre la CSF et la Chambre de l'assurance de dommages (ChAD), qui s’est concrétisée le 4 juillet 2025. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé que la reconnaissance de la Chambre de l’assurance à titre d’organisme d’autoréglementation (OAR) prendra effet le 4 juillet 2026, soit un an après la fusion.
Postes à combler
Pour trouver son nouveau ou sa nouvelle PDG, l’IPF a embauché la firme La Tête chercheuse. « Même si on espère trouver d’ici la fin de l’année, nous n’avons pas fixé d’échéance, explique Mélanie Beauvais, présidente sortante de l’organisation. Nous préférons nous donner du temps pour obtenir une candidature qui se collera le mieux à notre culture et à nos objectifs. »
Et même une fois cette personne choisie, l’institution maintiendra une direction bicéphale, le temps d'assurer une transition en douceur.
L’institut de formation a connu de la stabilité lors du passage de la PDG Jocelyne Houle-LeSarge, en poste de 2002 à 2021. Cette dernière a travaillé 19 ans à la direction de ce qui s’appelait à l’époque l’Institut québécois de planification financière (IQPF).
Transition normale
« Nous sommes dans une période de transition opérationnelle, reconnaît Mélanie Beauvais. Nous avons nommé deux directions intérimaires pour assurer la poursuite harmonieuse des opérations, mais nous avons une permanence solide. Notre gouvernance est saine et forte, les équipes sont engagées. À notre dernier congrès, en novembre, nous avons adopté notre plan stratégique 2025-2028, qui vise notamment à accroître la notoriété de la profession. »
Mme Beauvais mentionne que les inscriptions à la formation professionnelle sont en croissance de 25%, et celles du programme exécutif, qui donne droit au titre de planificateur financier, ont augmenté de 42% cette année. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 2019, indique la présidente.
Cette dernière termine un mandat de six ans au conseil d’administration, dont deux à la présidence. L’IPF cherche actuellement quatre administrateurs. Les mises en candidatures se sont terminées le 21 avril et ont ensuite été analysées jusqu’au 1er mai par le Comité de développement de la relève des administrateurs et des administratrices. L’élection a eu lieu du 15 mai au 1er juin, pour un dévoilement des résultats cinq jours plus tard. La présidence du conseil sera alors connue, de même que la vice-présidence et la trésorerie. Les résultats seront entérinés lors de l'assemblée générale annuelle.
L’IPF compte une vingtaine d’employés et deux postes doivent être prochainement pourvus.
Fin février, l’IPF comptait 4666 affiliés ayant un permis d’exercice en planification financière, dont 1606 (34%) sont des femmes. Le comité de direction du conseil est d’ailleurs entièrement féminin. L’immense majorité des planificateurs financiers (Pl. Fin.) québécois sont rattachés à des institutions financières. En effet, en février dernier, 762 d’entre eux œuvraient au sein d’un cabinet indépendant ou ne déclaraient aucun employeur.