Le responsable de Québec solidaire en matière de justice économique et fiscale, Vincent Marissal, demande au gouvernement Legault de surveiller les assureurs « qui seraient tentés de tirer profit » de la crise causée par la propagation de la COVID-19. Il en a fait l’annonce par voie de communiqué, le 10 avril.

Le député de Rosemont demande à la Coalition avenir Québec de surveiller la hausse des primes et de « rappeler à l’ordre les assureurs qui profiteraient de la crise pour augmenter leurs tarifs au lieu de mettre l’épaule à la roue ».

M. Marissal croit qu’un « cadre règlementaire plus contraignant » ou une « surtaxe » devrait s’appliquer sur les assureurs si ceux-ci ne font pas preuve d’un « comportement exemplaire ».

« Au lieu d’agir en citoyens corporatifs exemplaires et de faire preuve de bonne foi dans l’interprétation de la couverture de leurs clients, les assureurs se comportent comme des vendeurs de parapluies qui n’ouvrent pas quand il pleut », dit-il en soulignant avoir reçu « plusieurs témoignages » de commerçants qui ont eu des problèmes avec leur assureur depuis le début de la crise.

« Même certains courtiers, qui vendent des primes d’assurance, sont outrés par cette situation ! », ajoute-t-il.

Les assureurs doivent faire leur part 

Vincent Marissal affirme que « l’absence de conscience sociale » des compagnies d’assurance des assureurs vient « menacer la survie » des petites entreprises québécoises. Il invite donc les assureurs à « faire leur part ».

« Il n’y a pas que les petites entreprises et les citoyens qui doivent faire des sacrifices pendant la crise, dit-il. J’invite les citoyens et les entrepreneurs à dénoncer publiquement toutes les situations problématiques et à faire pression sur le gouvernement pour qu’il sévisse en cas d’abus. Si les assureurs continuent de se dérober de leurs responsabilités sociales, les Québécois vont s’en souvenir au sortir de la crise, soutient M. Marissal.

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