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La concurrence des petites entreprises face aux grandes

par Hubert Roy | 14 septembre 2018 07h00

Serge Therrien, Hubert Roy, Carl Dubé, Patrice Jean, Jean-François Desautels et Michel Lacelle | Photo : Réjean Meloche

La pénurie de main-d’œuvre en assurance de dommages se fait-elle sentir davantage chez les petites entreprises ? Pas nécessairement, affirment des administrateurs de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages.

« Peu importe ta taille, les gens connaissent les métiers que l’on exerce. Dans l’industrie de l’assurance, il est possible de travailler de Gaspé, près de sa maison, ou encore dans un centre d’appel à Montréal, au centre-ville. Très peu d’industries peuvent offrir cela », dit Jean-François Desautels, vice-président principal au Québec, d’Intact Assurance.

Carl Dubé, vice-président, ressources humaines, de Desjardins Assurances, souligne que les petits cabinets de courtage présentent des avantages que la grande entreprise ne peut offrir. « On voit des candidats attirés par l’environnement entrepreneurial. Ces petits cabinets peuvent aussi offrir à leurs employés de travailler près de leur domicile. Ils peuvent entrer en concurrence avec nos grandes entreprises pour recruter. L’avantage que nous avons a trait à la capacité de formation que nous pouvons offrir. La grande entreprise est mieux équipée en ce sens. »

Patrice Jean, chef de la direction de Lussier Dale Parizeau, dit souvent voir dans de grandes organisations des employés vouloir devenir entrepreneurs. « C’est quelque chose qui demeure fort », dit-il.

Michel Lacelle, vice-président, services organisationnels pour l’Est du Canada, de l’expert en sinistre IndemniPro, souligne que le travailleur en assurance de dommages peut adapter son travail à sa personnalité. S’il veut travailler dans une plus petite boite, il peut le faire, dit-il. « C’est un facteur qui n’est pas présent dans toutes les industries », dit-il.

Pour Carl Dubé, ces particularités permettent à l’industrie dans son ensemble d’afficher une meilleure rétention de la main d’œuvre que d’autres. Michel Lacelle souligne à ce propos qu’une fois que les gens entrent dans l’industrie de l’assurance de dommages, ils la quittent très rarement.

Carl Dubé ne cache pas que les travailleurs en assurance changent fréquemment d’employeurs. « Malgré cela, les jeunes ont tendance à demeurer dans l’industrie. »

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