Deux ans après le passage des restes de l’ouragan Debby au Québec, qui avait déversé des pluies torrentielles sur son passage, l’estimation finale des dommages assurés demeure stable, à 2,8 milliards de dollars (G$), selon Catastrophe Indices and Quantification (CatIQ). 

Il y a un an, la cinquième estimation des dégâts se chiffrait à 2,806 G$. En août 2024, les restes de l’ouragan sont remontés vers les Grands Lacs avant de libérer des trombes d’eau en Ontario et surtout au Québec tout au long de la vallée du Saint-Laurent, jusqu’à Québec. Par endroits, entre 100 mm et 200 mm de pluie sont tombés en quelques heures, faisant déborder les égouts pluviaux. 

Des dizaines de milliers de réclamations ont été traitées par les assureurs dans les semaines et les mois qui ont suivi. Parmi les quatre sinistres majeurs qui sont survenus durant l’été 2024, CatIQ souligne que ce sinistre est l’événement qui affiche le meilleur taux de règlement des réclamations deux ans après, avec 99% des sinistres fermés. 

Selon Caroline Floyd, directrice de CatIQ, par rapport à l’estimation faite en août 2025, « le montant moyen des sinistres des particuliers a légèrement diminué, tandis que celui des sinistres commerciaux a légèrement augmenté. Fait intéressant, le montant moyen des sinistres commerciaux est sensiblement le même pour les deux inondations majeures survenues en 2024 (les crues soudaines dans le sud de l’Ontario et l’ouragan Debby) ». 

Debby a été la dernière des catastrophes majeures de l’été 2024, dont la facture a dépassé les 9 G$ pour les assureurs. « Sans surprise, le secteur canadien de l’assurance utilise désormais l’année 2024 comme point de référence pour évaluer le déroulement de l’année en cours en matière de catastrophes. Cela dit, comme nous l’avons constaté, il suffit d’un ou deux événements pour qu’une année soit marquée par une activité intense », indique Mme Floyd.