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Pourquoi Robert Bournival a vendu alors que tout allait bien

par Hubert Roy | 24 août 2016 07h00

Robert Bournival | Photo : Réjean Meloche

C’est pour permettre à Deslauriers + Associés d’atteindre un nouveau chapitre dans sa croissance que Robert Bournival a décidé de vendre ses actions dans le cabinet.

Comment en est-il venu à cette conclusion ? M. Bournival affirme que sa réflexion s’est amorcée à la Journée de l’assurance de dommages 2016, organisée par le Journal de l’assurance. Entendre le professeur universitaire Jacques Nantel parler de l’avènement du numérique l’a fait profondément réfléchir. Tout comme la conférence sur l’économie de partage.

« J’ai un modèle qui va bien, qui est en croissance et qui a aussi une place enviable. En matière de technologie, nous sommes sur la coche. L’équipe à l’interne est formidable. L’entreprise a conclu l’une de ses meilleures années financières en 2015. Toutefois, au cours des derniers mois, j’ai dû m’occuper davantage de la gestion de l’entreprise », dit-il.

M. Bournival a ainsi mis de côté l’aspect développement, qu’il a toujours jugé vital pour l’avenir de son entreprise. « En écoutant les propos de plusieurs conférenciers à la Journée de l’assurance de dommages 2016, j’ai pris conscience que ce n’était plus moi qui pouvais amener l’entreprise à un autre niveau. Ça a été un choc important ! Je n’étais plus dans la game. Mes batailles finies, je n’étais plus au diapason du développement des affaires », dit-il.

Ce constat étant fait et ayant été approché par Yan Charbonneau peu de temps auparavant, il devenait important pour M. Bournival de céder sa place pour assurer la croissance future de Deslauriers + Associés. « Tout est tombé à la bonne place au bon moment. » M. Bournival est réputé pour être un des dirigeants connaissant le plus de succès en matière de croissance organique dans le courtage au Québec. Il avait d’ailleurs été conférencier sur ce sujet à la Journée de l’assurance de dommages 2015.

Or, s’il ne sent plus qu’il est à même de faire face aux défis de demain, combien de ses collègues courtiers seront prêts à y faire face ? « Très peu en sont conscients ! », estime-t-il.

Il souligne d’ailleurs que les propriétaires de cabinets de courtage qui n’ont pas assisté à la Journée de l’assurance de dommages 2016 ont manqué quelque chose d’important. Il les prévient qu’ils ont tout intérêt à penser aux défis qui les attendent et non uniquement à leur retraite.

D’ici son départ de Deslauriers + Associés, M. Bournival assurera une transition harmonieuse, le temps qu’il faudra. Il estime que le tout devrait aller rapidement, mais ne se fixe pas de date.

Par la suite, il compte faire le tour du monde avec sa conjointe. Adepte de caravaning, il affectionne particulièrement les endroits naturels plus reculés pour y faire du kayak.

Croit-il possible un retour en assurance ? S’il revient, ce sera uniquement chez Deslauriers + Associés, assure-t-il.

« Tant que Robert voudra être actif, il sera le bienvenu, dit Yan Charbonneau. Je ne suis pas un consolidateur qui vient faire le ménage. Je veux aller chercher des expertises. Je ne mettrai certainement pas quelqu’un comme Robert à la poubelle. »  

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