L’estimation finale des pertes assurées en lien avec la tempête de grêle du 5 août 2024 à Calgary est connue. Catastrophe Indices and Quantification (CatIQ) a publié sa sixième et dernière évaluation, laquelle se chiffre à 3,349 milliards de dollars (G$).
Il s’agit du pire épisode de grêle de l’histoire. Les pertes comprennent les réclamations en assurance des particuliers (auto et habitation) et l’assurance des entreprises.
Il y a un an, CatIQ avait évalué ces dommages à 3,293 G$. À cette époque, les assureurs avaient réglé 86% des réclamations qui leur avaient été soumises.
L’organisme sans but lucratif est une filiale de la firme PERILS AG, basée à Zurich. CatIQ compile les données des assureurs sur les pertes associées aux catastrophes naturelles et peut leur fournir des détails sur la ventilation des pertes selon les segments assurés pour ce type d’événement.
Caroline Floyd, directrice de CatIQ, souligne que plus de 95% des réclamations ont été réglées deux ans après l’événement. Lors d’un autre épisode de grêle survenu à Calgary en 2020, 90% des réclamations avaient été réglées dans les 12 premiers mois suivant le sinistre, et 96% des réclamations étaient fermées deux ans après l’événement. Mme Floyd rappelle cependant que le sinistre de 2024 a généré presque deux fois plus de demandes d’indemnisation que celui de 2020.
La fête nationale
Dans son communiqué du 5 mai, CatIQ a aussi publié une première estimation des dommages causés par la pluie diluvienne dans la région d’Ottawa et le sud-ouest du Québec du 30 juin au 3 juillet 2026. Les festivités prévues le 1er juillet à Ottawa avaient été annulées en raison des quelque 120 mm de pluie tombés durant l’après-midi ce jour-là.
La première évaluation des dommages s’établit à 374 millions de dollars (M$). Deux tornades avaient aussi été observées en lien avec le même événement. Une autre estimation sera publiée par CatIQ le 17 août.
Les pluies de Montréal
La région de Montréal avait été frappée par un événement similaire les 20 et 21 juin 2026. Une vague d’orages et la canicule avaient provoqué des pluies torrentielles et de nombreux débordements du réseau pluvial dans l’ouest de l’île de Montréal, soulevant la colère des sinistrés.
La deuxième évaluation des dommages, faite 45 jours après le sinistre, se chiffre désormais à 411 M$, soit une somme assez similaire à celle de la première estimation faite 30 jours après l’événement. Celle-ci atteignait 409 M$. Une autre évaluation sera disponible le 21 septembre 2026.
« L’été 2026 a été marqué par la survenue de catastrophes à un rythme record à travers le Canada, avec 10 nouveaux événements enregistrés en juin et juillet, indique Caroline Floyd. L’année qui détient actuellement le record — 2023 — avait également connu 10 événements au cours de ces deux mois, bien que la majeure partie de ce total ait été concentrée en juillet. Il convient de noter qu’en 2023, neuf autres événements s’étaient ajoutés en août, portant le bilan annuel à 26 catastrophes. Avec 14 événements recensés à ce jour, reste à savoir si 2026 deviendra l’année la plus active jamais enregistrée. »